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L’établissement genevois communique beaucoup pour faire face à ses opposants. © Stéphanie Liphardt

Victime de son passé, la BCGE joue son avenir

Une initiative demande le remboursement de 3,2 milliards par la banque à l’Etat pour son sauvetage en 2000. L’établissement juge ce texte irrecevable.

Les casseroles ne sont plus attachées aux pieds de la BCGE (Banque cantonale de Genève) mais elles font encore du bruit. Alors que seule une partie des Genevois se souvient encore du scandale puis du sauvetage par l’Etat de Genève de la banque en 2000, quasi ruinée par des crédits immobiliers douteux, les mauvais souvenirs reviennent sur le tapis avec fracas sous la forme d’une initiative. Celle-ci, lancée par la coalition Ensemble à Gauche (EàG), a en effet été déposée, réclamant le remboursement des montants empruntés par l’Etat de Genève.

Pour mémoire, l’Etat avait alors créé une fondation qui avait repris à la banque ses actifs à problèmes pour les liquider au mieux; une perte d’environ 2 milliards de francs avait alors été constatée.

L’Etat étant actionnaire de la banque à 50%, on imagine que le gouvernement et les partis vont défendre l’établissement. C’est à présent à la BCGE de mener le combat. «La banque protégera clients et actionnaires publics et privés d’une initiative sans fondement», a-t-elle immédiatement communiqué. Selon nos informations, aucun plan spécifique ou cellule spéciale ne sont prévus à l’interne pour combattre l’initiative. La banque nous a simplement confirmé que «toutes les analyses menées concluent au caractère anticonstitutionnel et inexécutable de l’initiative.»