Aller au contenu principal

«Celui qui n’avance pas recule»

Anne-Marie Morrongiello, Présidente de AD Hotels

Un de vos meilleurs souvenirs professionnels?

L’ouverture de l’établissement Eastwest Hotel, à Genève, qui a marqué mon engagement profond dans l’hôtellerie. J’avais tenu à suivre une formation en hôtellerie et restauration et je m’étais beaucoup investie dans le chantier de rénovation qui a duré un an et demi. Cet hôtel est un peu mon bébé! 

Quel autre métier auriez-vous voulu exercer?

A 10 ans, comme j’adore les voyages, je voulais être hôtesse de l’air. A 20 ans, je voulais être restauratrice, car la cuisine me passionne. Aujourd’hui, si je devais commencer une nouvelle carrière, je serais architecte d’intérieur. J’adore créer des atmosphères et avec l’aménagement de trois hôtels, deux à Genève et un à Paris, plus mes nombreux déménagements, j’ai acquis une bonne expérience. J’ai des amis qui me demandent des conseils et je vois que certaines de mes idées sont reprises.

Le talent que vous rêveriez d’avoir?

J’aurais bien voulu avoir un don artistique. J’ai pris des cours de danse et de piano quand j’étais jeune, mais je n’ai ni le sens du rythme ni l’oreille musicale. Ce qui ne m’empêche pas d’aimer chanter, surtout quand je me promène toute seule dans la campagne avec mon iPhone.

Un trait de caractère qui vous séduit ou qui vous agace?

J’aime les personnes naturelles et spontanées. Celles qui sont davantage dans l’être que dans le paraître. J’apprécie que les gens soient cash, probablement parce que je le suis. Cela étant, professionnellement, il est bien sûr indispensable de faire preuve d’une certaine retenue dans certaines situations.

Quelle a été votre plus grande erreur?

Il s’agit plutôt de petites erreurs répétées. Comme je cherche toujours à convaincre, à obtenir une véritable adhésion, il m’arrive quelquefois de regretter de ne pas avoir su m’imposer assez.

Le meilleur conseil que vous avez reçu?

J’ai adopté la maxime de mon père qui disait souvent que celui qui n’avance pas recule. C’est tellement vrai, surtout aujourd’hui où tout change si vite: la technologie, les attentes des voyageurs… 

Le meilleur endroit du monde?

Tous les lieux «grandeur nature» où je peux déconnecter, absorber la beauté et l’énergie de l’endroit. L’idéal étant d’être en bonne compagnie pour partager l’expérience.

Votre plus dure école de la vie?

Etre parent! C’est la plus grosse des responsabilités et ça ne s’apprend pas. J’ai des jumelles qui ont 26 ans et une fille de 21 ans. Elles ont toujours été faciles, mais élever des enfants réclame beaucoup de flexibilité et d’adaptation. Au bureau, le travail et la répétition font que l’on maîtrise les choses et qu’elles deviennent plus simples, mais pas avec les enfants. Il n’y a pas de formule magique et il n’y a aucune garantie que ce qui marche avec un enfant fonctionne avec toute la fratrie. 

Votre plus grande extravagance?

Un sac en cuir mauve dont la couleur s’accorde parfaitement avec celle de l’Eastwest. Mais je le porte très peu car il est lourd. Si j’ajoute l’ordinateur et les dossiers dedans, je risque presque une tendinite à la fin de la journée.

Qui ou quoi aimeriez-vous être le temps d’une journée?

Juste pour 24 heures, car ensuite je m’ennuierais, je voudrais être ma chienne, Ginger. Aucune responsabilité, nourrie, logée, promenades dans la campagne…

La personnalité avec qui vous aimeriez dîner?

Je viens d’obtenir la nationalité suisse et je peux désormais m’exprimer en votant sur les projets touchant l’économie des PME. J’aimerais donc échanger avec le conseiller d’Etat Pierre Maudet qui, de plus, a l’air fort sympathique.