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Qui fera son beurre avec l’inique loi sur les moteurs de bateau?

Le coup de massue va tomber sur la tête de centaines de plaisanciers qui ne demandaient qu’à passer quelques moments paisibles sur les lacs en Suisse romande. La Berne fédérale, et ses réglementations aussi strictes que parfois absurdes, a encore frappé. Dès le 1er janvier 2018, tous les propriétaires de bateau dont les moteurs fonctionnent «à deux temps» devront faire une croix sur leur engin de locomotion. Ils seront alors interdits à jamais, trop polluants, trop poussifs, trop moches aussi peut-être. Car, soyons précis, selon l’article 166, alinéa 22 de l’ordonnance sur la navigation dans les eaux suisses, «les permis de navigation des bateaux propulsés par des moteurs à allumage commandé à deux temps, et pour lesquels ni une approbation de type des gaz d’échappement ni une déclaration de conformité n’ont été établies, sont valables jusqu’au 31 décembre 2017».

Et donc, par pure logique, ils ne seront plus valables le 1er janvier 2018. Dans sa mansué- tude, la Confédération avait accordé aux propriétaires et distributeurs de ces moteurs une longue période de transition qui prend donc fin dans cinq mois. Aucune communication officielle ne semble avoir été prévue en amont à l’égard des futurs malheureux qui ne pourront que constater l’interdiction. Ne leur reste qu’à acheter de nouveaux moteurs à quatre temps, bien jolis, mais surtout très coûteux. Un malheur qui fera au moins le bonheur de certains chantiers navals et commerçants, la demande pour ces nouveaux engins allant très vite exploser. Les deux ou trois grandes marques étrangères concernées se frottent donc déjà les mains. Quant aux pêcheurs amateurs, familles navigatrices et autres retraités...