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Et si les horlogers suisses vendaient tout en ligne?

Le salon Baselworld a vu naître une tendance confirmée par de nombreuses marques, les boutiques virtuelles. Les montres de luxe sont moins concernées.

Un phénomène intéressant est ressorti de l’édition 2018 de Baselworld. Plusieurs grandes marques semblent effectivement étudier la possibilité de vendre en ligne en ouvrant des boutiques virtuelles pour renforcer leurs ventes à l’avenir. Les grands patrons ont été interrogés à ce sujet, ils se sont montrés particulièrement ouverts à la discussion. Premier interviewé, Jean-Claude Biver, directeur général de TAG Heuer, a aussi constaté cette tendance et a confirmé la suivre de près. Un discours aussi tenu par la marque Chopard qui a déjà sa propre boutique en ligne aux Etats-Unis. «Pour l’instant, ce n’est même pas 5% des ventes, mais c’est précieux pour les clients qui viennent ensuite acheter en boutique ou l’inverse. Il y a très peu de détaillants qui vendent nos produits en ligne, car nous voulons contrôler que la représentation soit de qualité et en phase avec notre marque», a ainsi expliqué à l’ATS Karl-Friedrich Scheufele, coprésident de Chopard.

Un pari tenu également par Elie Bernheim, le directeur général de Raymond Weil, qui rappelle que sa marque a une boutique en ligne aux Etats-Unis et une autre en Grande-Bretagne, actives depuis l’été passé. «Si les ventes y restent minimes, la croissance y est exponentielle.» La marque Corum, pour sa part, s’apprête aussi à ouvrir sa propre boutique en ligne. Selon l’ATS, les marques du luxe sont pour leur part plus réticentes au commerce en ligne. «Pour une montre haut de gamme qui vaut entre 10 000 et 15 000 francs, les personnes veulent avoir l’objet en mains», explique alors Ricardo Guadalupe, directeur de Hublot.