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Les chefs du commandement conjoint des forces armées et des prisons de l'Equateur ont démissionné de leurs fonctions, a annoncé lundi le gouvernement. Cela dans un contexte de crise carcérale marquée par un massacre à Guayaquil et de lutte contre le trafic de drogue.
ats
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Les autorités ont dénoncé la "sauvagerie" et la "barbarie" des assaillants, que des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré s'acharnant, à coups de couteaux et de bâtons, sur des corps entassés et carbonisés dans une cour.
Une "lutte pour le pouvoir", après la sortie de prison la semaine dernière d'un chef de gang, serait à l'origine de ces nouvelles violences, selon la police.
Divisé en douze quartiers, où sont détenus séparément les membres d'au moins sept organisations criminelles, souvent rivales, ayant des liens avec notamment les cartels mexicains de Sinaloa et Jalisco Nueva Generacion, le complexe carcéral de Guayaquil avait déjà été le théâtre fin septembre du plus grand massacre de l'histoire carcérale de l'Equateur et l'un des pires en Amérique latine.
Lors de rixes entre bandes rivales, 119 personnes y avaient été tuées, certains détenus avaient été démembrés, décapités, ou brûlés. Depuis le début de l'année 320 détenus sont morts lors de différents épisodes de violences.
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