Ifluenz, qui n’a pas encore fêté ses deux ans d’existence, grandit vite. Pour la jeune pousse, installée à Planles-Ouates (GE), «tous les signaux sont au vert», raison pour laquelle elle a entamé un tour de table destinéà lever 2 millions de francs d’ici à ces six prochains mois. Son domaine d’activité? Le marché de l’influence digitale, ou la mise en relation des annonceurs et des «influenceurs», ces stars du web dont les avis (et surtout les achats) comptent aux yeux de leurs followers. «Les internautes font confiance aux influenceurs, comme ils le feraient avec un ami», note Yann Benichou, cofondateur d’Ifluenz. Et de citer le cas d’école de la marque suédoise de montres Daniel Wellington, qui a passé de l’anonymat au succès planétaire grâce à une campagne massive sur les réseaux sociaux.

Expansion en France

L’ingénieur informatique de 29 ans a eu l’idée de créer une plateforme après avoir constaté que les marques apparaissent sur les réseaux sociaux sans que cette présence soit monétisée. Avec deux associés, il développe un algorithme qui automatise le processus sur Instagram (600 millions d’utilisateurs), le canal se prêtant le mieux au placement de produit. «Sur Instagram, il y a beaucoup d’interactions, les contenus sont personnels et les images soignées, ajoute Yann Benichou. Mais nous pouvons nous adapter à n’importe quel réseau social.»

Aujourd’hui, Ifluenz compte quelque 7700 influenceurs. Pour intégrer la base de données de la start-up genevoise, les influenceurs doivent notamment avoir au minimum 5000 followers. Quant aux annonceurs, ils ont le choix entre une campagne standard et une campagne personnalisée – dès 500 dollars, les influenceurs choisis posent alors avec le produit ou se déplacent à desévénements. L’influenceur est rémunéré de 3 à 5 dollars toutes les 1000 vues, tandis qu’Ifluenz se rémunère à la commission.

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Les influenceurs stars? Une grande partie (40%) provient des Etats-Unis, mais la Suisse compte également ses égéries Instagram, comme Kristina Bazan, Xenia Tchoumitcheva ou encore Valentine Caporale. La start-up genevoise, qui se targue d’être le leader européen du marketing d’influence sur Instagram, prospecte actuellement en France afin d’ouvrir un bureau à Paris et à Rennes.