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Actualités

Movers unloading a moving van © iStockphoto

Ca déménage chez les transporteurs romands. Qui sera le prochain à vendre ?

La société genevoise Natural Le Coultre (NLC) vient d’être vendue au groupe français André Chenue. Même si l’activité reprise concerne davantage les expositions et l’art que le déménagement pur, l’information a été citée par plusieurs médias en raison du nom du vendeur. Il s’agit en effet du marchand d’art Yves Bouvier dont les ennuis judiciaires ne cessent de faire l’actualité. Reste que NLC avait été fondée en 1859 avant d’être acquise dans les années 1980 par la famille Bouvier, puis vendue par Yves qui n’a pas d’enfants. On peut se poser la question de la destinée des autres groupes romands de déménagement, souvent séculaires.Le marché du déménagement romand a véritablement éclaté depuis plusieurs années avec l’apparition de multiples minuscules entités. Ce qui pourrait augurer un jour d’une consolidation? La société Pélichet, par exemple, a été vendue au groupe britannique AGS par la cinquième génération, soit Yann et Alexandra Borgstedt. En revanche, des entreprises comme Balestrafic, M. Ducret ou Harsch semblent pour leur part avoir des descendants à l’interne et ne pas être pressées par le temps. Elles devraient donc voir l’avenir sereinement. Qu’en est-il de celles qui n’ont pas de plan de succession et dont le marché est attaqué de toutes parts?  Edouard Bolleter. le Lire
© DR
Brèves

Opération secrète à Genève: un futur hub de la formation d’ingénieurs se prépare

Toute l’opération est encore secrète et personne n’accepte d’en parler ouvertement à Genève. Mais selon nos informations, le géant français de conseils et de formation en technologies Akka Technologies (1,12 milliard d’euros de revenus et 15 000 collaborateurs) prépare un très gros coup en Suisse romande. Il veut tout simplement devenir le premier formateur privé d’ingénieurs au monde en lançant une énorme académie à Genève (The AkkAdemy). Les ingénieurs les plus prometteurs de la planète pourront venir s’installer dans le canton durant leur formation d’élite, l’académie fournissant tous les services d’accueil et d’hospitalité, avant d’être ensuite envoyés dans les meilleures sociétés du monde. Genève deviendrait ainsi un véritable hub de la formation d’ingénieurs, ce qui ne manquera pas de la valoriser sur le plan international. Le groupe français Akka n’a pas répondu à nos questions, mais divers interlocuteurs à Genève nous permettent de dresser le plan d’attaque du géant. Celui-ci s’apprêterait à reprendre des locaux dans le luxueux immeuble d’affaires de Blandonnet. De très grandes surfaces seraient aussi recherchées dans le canton, dont des milliers de mètres carrés dévolus à la formation. (EB) le Lire
L’œil en coin

Bernard Nicod, le futur Donald Trump romand ?

Même pas mal! Le truculent promoteur immobilier vaudois Bernard Nicod ne sera pas plus que cela touché par les révélations médiatiques sur son implication «potentielle» (la présomption d’innocence est une cause qui m’est chère) dans l’affaire Orllati. Vous savez, cette savoureuse histoire de corbeau qui balance à la presse et à la justice de «prétendues» (présomption, bis) mauvaises pratiques écologiques par le groupe vaudois démolisseur/promoteur Orllati. Bernard Nicod aurait donc payé un détective privé pour vérifier certaines activités de son partenaire (d’un jour)/adversaire (d’une vie) Avni Orllati, en l’occurrence. La belle affaire! Dans ce milieu sensible et ultra-concurrentiel de la construction, comme dans d’autres d’ailleurs (on pense à la finance, aux avocats, aux journalistes…), la demande de services provenant de détectives privés est devenue une obligation professionnelle afin d’éviter toute erreur, toute arnaque, tout mauvais coup. Bien joué Bernard Nicod, donc. Car l’affairiste romand va certainement une fois de plus s’en sortir sans trop de peine. L’homme d’affaires (des affaires?) n’en est pas à sa première incartade médiatisée, loin de là. De l’abus avoué de cocaïne en passant par des mains outrageusement baladeuses (décrites comme «tapes amicales») sur le derrière d’une de ses jeunes collaboratrices, Bernard Nicod a toujours assumé ses nombreuses erreurs. Et avouons-le, on s’en réjouit. A côté des langues de bois et des dirigeants frileux et muets, le trublion fait office de canard sauvage sur lequel le flot d’insultes glisse sans aucune emprise. Imperméable à toute critique, il aurait tous les atouts pour conquérir la scène politique. Bernard Nicod, notre futur Trump romand? Edouard Bolleter. le Lire