Aller au contenu principal

Actualités

Thierry Linder, associé d’Uditis à Peseux (NE) © DR

Loyco et Uditis gomment leur direction

Une utopie vouée à l’échec pour certains, une idée géniale porteuse d’avenir pour d’autres, le concept d’entreprise libérée ne laisse personne indifférent. Les deux camps pourront désormais affûter leurs arguments en observant des exemples concrets puisque deux belles PME romandes ont choisi d’abandonner le concept même de direction.D’un côté, Loyco, une société de services genevoise qui compte 90 employés, a annoncé début mai la dissolution de son comité de direction. «Les pouvoirs ont officiellement été remis aux collaborateurs, explique Christophe Barman, ex-directeur général. Ce sont des gens de terrain qui prennent les décisions, ce système simplifie grandement le flux décisionnel, ce qui est selon nous bien plus adapté au monde digital dans lequel nous évoluons.»Autre exemple du côté de Peseux dans le canton de Neuchâtel où Uditis, société informatique forte d’une quarantaine d’employés, a annoncé sa transformation pour devenir la première PME «libérante» de la région. Place à l’intelligence collective au lieu de la traditionnelle hiérarchie pyramidale. «Tout le monde collabore et se fait confiance, celui qui sait fait», se réjouit Thierry Linder, associé.«Cette réforme renforce l’agilité de l’entreprise, ce qui n’est pas possible avec un management traditionnel, et elle remet l’humain au centre du jeu. Les patrons doivent cesser d’infantiliser leurs employés et leur faire confiance.» Lire aussi notre dossier: "Être cadre ne fait plus rêver" Thierry Vial le Lire
Start-up, PME, industries: la transformation numérique concerne tous les domaines. © istockphoto

Vaud.digital, la carte de la digitalisation

Deux mois après son lancement, le site Vaud.digital suscite un bel intérêt, avec plus de 2000 visiteurs uniques et plus de 300 entités recensées. Pour rappel, la plateforme, née durant l’événement Forward, s’est donné comme mission de «cartographier» tous les acteurs de la transformation digitale basés dans le canton de Vaud: écoles, laboratoires de recherche, accélérateurs, start-up, PME et grandes entreprises. «Vaud.digital est un site dynamique et les informations concernant une entreprise peuvent être modifiées en tout temps. Les internautes peuvent aussi faire des recherches par thème. Exemple: en tapant ’réalité augmentée’, tous ceux qui travaillent dans ce domaine et qui sont répertoriés sur la plateforme seront affichés», précise Lara Rossi, chargée de communication pour Innovaud, qui appelle également toutes les entités intéressées à s’y inscrire. Parmi les conditions: que le produit ou le service repose sur une technologie innovante, qui facilite la transformation numérique des entreprises vaudoises. Pour Innovaud, l’objectif de plateforme est de créer des ponts, notamment entre les PME et les hautes écoles, au sein d’un écosystème favorisant l’innovation. A noter aussi que le canton vient également de faire peau neuve sur internet, notamment avec un nouveau portail Vaud.swiss, dédié à la promotion économique de la région.    Elisabeth Kim le Lire
 Le jeu de société de VEITHing Spirit est en cours de commercialisation. © DR
Jeux

Une start-up genevoise lance le Monopoly du foot!

Il est depuis toujours un grand fan de football et de jeux de société. Juste avant la Coupe du Monde qui se déroulera du 14 juin au 15 juillet, l’entrepreneur genevois Marcus Veith a lancé, par le biais de sa start-up, un jeu qui va faire parler de lui: le Goalopoly. Reprenant les bases du fameux Monopoly, ce jeu permet à chaque participant d’être manager de football et de former l’équipe de ses rêves par le biais de transferts de joueurs, de différent niveaux. En jouant aux dés, le manager évolue autour du plateau sur la partie “Mercato” qui consiste en des cases qui lui permettent par exemple de gagner des millions de francs, en faisant des transferts, en tirant des penaltys, ou encore de prendre des cartes “Sponsor”. Les matches ont lieu au centre du plateau sur la partie “Terrain” ou des duels passionnés se déroulent entre managers. «J’ai crée Goalopoly il y a dix ans pour jouer avec des amis, fans et non fans de foot. Je me suis dit qu’il était temps de le concrétiser au niveau commercial et l’arrivée du Mondial m’a motivé. C’est une belle expérience d’entrepreneur et un hobby qui se transforme en entreprise. J’espère que le projet va plaire aux fans de foot de tous les âges! Il est simple et ludique et donc accessible à tous, mais surtout très prenant». Goalopoly sera bientôt commercialisé en Suisse et dans le monde entier. Dès le début de la Coupe du Monde vous pourrez commander votre jeu sur mesure. Edouard Bolleter le Lire
Le Lausanne Sports sera très fort financièrement. © Keystone
Sport

Ineos et le Lausanne-Sports, des ambitions malgré la chute sportive

Installé à Rolle, le groupe anglais Ineos, spécialisé dans  l’industrie chimique et pétrochimique, n’est pas connu pour faire dans la dentelle. On imagine alors l’humeur de ses dirigeants en Suisse lors de la relégation en Challenge League du club de football Lausanne-Sport, qu’ils viennent à peine d’acquérir. Des ambitions affichées pour un fiasco néanmoins assumé. Car les propriétaires ne vont pas bouder le club pour autant, bien au contraire. D’ailleurs c’est Bob Ratcliffe, le frère du richissime fondateur Jim Ratcliffe, qui officie en tant que manager du club. Après avoir investi près de 20 millions de francs, ils veulent faire fructifier leur argent en visant une remontée «immédiate» dans l’élite du football suisse, beaucoup plus rémunérateur. Mais quel sera le budget pour remonter à coup (presque) sûr? Le club de Neuchâtel Xamax a dépensé pour sa part 4 millions de francs pour réussir la promotion. Ineos ne nous a pas répondu sur cette question mais une chose est sûre, le montant sera bien au-delà de cette somme. Les futurs adversaires, dont fera partie le Servette FC de Genève, peuvent trembler.      Edouard Bolleter le Lire
A Genève, la section de Facility Management du groupe Priora a été vendue au géant Engie. © P.A.Berger

Gros mouvements dans le Facility Management romand

En rachetant le Genevois Priora FM (au groupe Priora), le géant français Engie (1600 employés en Suisse) renforce sa position en Facility Management (soit l’entretien technique des bâtiments) et entre dans le top 5 des entreprises du secteur. Les 200 employés de Priora viendront compléter les équipes d’Engie dans le Facility Management, ainsi que les compétences dans les technologies du bâtiment et dans l’efficacité énergétique. Le client principal de Priora FM est l’aéroport de Genève et l’entreprise fournit également des services à l’aéroport de Zurich. La société a été fondée en 1970 par l’ex-Swissair pour la gestion de ses biens immobiliers sous le nom d’Avireal. En plus des principaux mandats dans les aéroports de Genève et de Zurich, Priora FM a des clients dans l’industrie des loisirs, l’informatique ou encore les télécoms. Engie vise donc très clairement la croissance dans ce marché peu connu mais très important en Suisse. Philip Stadelmann, directeur d’Engie Services, ne s’en cache pas: «Les plateformes aéroportuaires présentent un potentiel important du fait du doublement du volume de passagers d’ici 2036 et de l’expansion des infrastructures associées.»    Edouard Bolleter le Lire
Une garantie de pérennité, estime la PME familiale Sylvain & Co. © P.Albouy
Vente

Sylvain & Co, champion de la salade en sachet a été vendu à Bell, roi de la viande

Le spécialiste vaudois des salades en sachet basé à Essert-sous-Champvent, Sylvain & Co rejoint le groupe Bell, annonce ce dernier dans un communiqué. Plus précisément, c’est sa filiale Eisberg qui s’offre son concurrent du Nord vaudois. Le montant de la transaction n’a pas été précisé mais il s’agit d’une somme importante, Sylvain & Co réalisant un chiffre d’affaires annuel de 40 millions de francs grâce à ses sachets de légumes prêts à consommer.L’entreprise emploie 180 collaborateurs. Sylvain Agassis, représentant de la cinquième génération de l’entreprise familiale et à sa tête depuis près de vingt ans n’a pas caché l’émotion au moment de signer l’acte de vente non sans préciser qu’il n’aurait jamais vendu sa PME si les incidences pour son entreprise n’étaient pas bonnes.Pour lui, il s’agit d’une garantie de pérennité car Bell Food Group appartient au géant Coop, principal client de Sylvain & Co. La marque familiale ne disparaîtra pas, l’entité Domaine Bio ne faisant pas partie de la vente. Le porte-parole de Bell indique «qu’avec ce rachat, nous comptons renforcer notre position en Suisse romande dans un marché très concurrentiel». Le groupe Bell augmente ainsi sa capacité de production en Suisse. Tous les emplois seront conservés.  Thierry Vial le Lire