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Dominique Biedermann, président d’Ethos. Deux administratrices démissionnaires lui font des reproches © WALTER BIERI

Ethos, Fondetec, c’est la crise morale dans les institutions

Les démissions ou appels à la démission ont été médiatisés dans des institutions romandes reconnues comme Ethos ou la Fondetec. Les raisons restent floues.

On a beau lire Les communiqués de presse ou les déclarations médiatiques, on peine à comprendre les démissions ou renvois fracassants qui ont eu lieu en décembre dans l’économie romande. En premier lieu, le directeur de la fondation de crédit genevoise Fondetec, Jérôme Favoulet, s’est vu signifier son départ par la présidente du conseil sur des termes qui laissent perplexes: «Nous avons découvert tout un volet touchant à un climat de travail très compliqué.» Point de malversation ou de scandales, donc. Pourtant un audit a été effectué, pourquoi ne pas le publier alors? Autre cas bruyant, deux administratrices de la fondation Ethos ont démissionné.

Elles ont expliqué leur décision en formulant diverses accusations contre le président d’Ethos, Dominique Biedermann: violations graves et répétées des règles de bonne gouvernance (?), un comportement d’autocrate dans les conseils et peu de respect pour les autres opinions, ainsi que la présence de son épouse au sein de la direction de la fondation. Un peu flou non?