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L'enseigne de luxe Bucherer à Genève a été entièrement réaménagée. © L.Delachaux

L’incroyable retournement du commerce de détail

Crise ou pas crise? On peut se poser la question en lisant les conclusions d’une étude qui considère que certains commerces de Lausanne et Genève signent un retour en forme fracassant. Décryptage obligatoire.

Etonnantes, les conclusions du rapport du groupe spécialisé dans l’immobilier d’entreprise CBRE. Il va en effet à l’encontre de la plupart des constatations faites dans les villes romandes, c’est-à-dire la description d’un malaise ambiant pour les commerces de détail qui ferment les uns après les autres. Selon le rapport, le retournement serait bien là à Genève et à Lausanne: «Dans un contexte de marché tendu, le commerce de détail s’adapte rapidement avec des positionnements, de nouvelles enseignes et des stratégies de vente adaptées.» Un argument chiffré suit: le commerce de détail suisse a enregistré une croissance de 1,1% au premier semestre de l’année 2018.

Alors, méthode Coué ou virage étonnant? Il est vrai que ces derniers mois, de nombreuses marques internationales se sont implantées en Suisse, telles que Decathlon, Blue Tomato, Flying Tiger, Joe & The Juice, KFC, Maisons du Monde, Hunkemöller et bien d’autres encore. Sans oublier l’expansion des détaillants suisses comme le fabricant de lunettes VIU et des acteurs clés tels que Coop et Migros.

«En dépit de sa petite taille, Genève est une destination attractive, au rayonnement international. Le centre-ville s’offre une cure de jouvence et la plus longue rue commerçante se diversifie en accueillant des marques destinées au grand public et aux jeunes consommateurs, touchant ainsi des nouveaux coeurs de cible. Quant à Lausanne, la ville présente une plus grande densité de rues commerçantes, notamment grâce à des quartiers dévolus au shopping comme ceux du Flon ou de la tour Bel-Air. La dynamisation du commerce est en marche, des fermetures ont permis à d’autres enseignes de les remplacer en renouvelant ainsi l’offre lausannoise », est-il avancé en conclusion par les auteurs, décidément optimistes