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Geosatis et ArcaTrust nouent un partenariat stratégique

Cette alliance entre les deux start-up romandes porte sur la sécurité cryptographique des bracelets électroniques pour la surveillance des prisonniers. Mais leur solution pourrait, à l'avenir, s'appliquer à bien des branches concernées par l'internet des objets. 

C’est une alliance prometteuse qu’ont conclue il y a quelques jours les start-up Geosatis et ArcaTrust. La première, créée en 2011, développe des bracelets électroniques pour la surveillance des délinquants qui purgent leur peine à domicile. La seconde, née en mai 2018, est spécialisée dans les solutions cryptographiques basées sur la technologie de la blockchain. Ensemble – les deux jeunes pousses collaborent déjà depuis un an –, elles ont mis au point des systèmes de sécurité «d’un niveau très élevé, que très peu de sociétés sont capables de proposer à l’heure actuelle, que nous allons désormais intégrer systématiquement dans nos produits", confie José Demetrio, fondateur de Geosatis.

5000 bracelets commandés

Le bracelet, truffé de capteurs, est géré à distance.  © DR

"Notre choix s’est porté sur ArcaTrust, car ses collaborateurs, pour la plupart des anciens d’ID Quantique (le spécialiste mondial en cryptographie quantique basé à Genève et dans lequel l’opérateur sud-coréen SK-Telecoms a investi 65 millions de dollars l’an dernier, ndlr), ont un savoir-faire des plus éprouvés." Les premiers bracelets dotés de cette nouvelle technologie seront livrés d’ici deux à trois mois; deux pays ayant passé commande d’environ 5000 bracelets.

Mais ce partenariat stratégique noué entre les sociétés basées toutes deux à l’EPFL Innovation Park, à Zurich et au Noirmont, ne devrait pas se cantonner à l’avenir qu’aux bracelets pour les prisonniers. Car la technologie de sécurité cryptographique développée par ArcaTrust et implémentée par Geosatis peut, somme toute, s’appliquer à tous les objets connectés. Et à l’heure où l’internet des objets s’annonce comme la prochaine révolution numérique (voiture autonome, ville intelligente, domotique, process industriel etc.), les solutions des deux start-up romandes pourraient être appliquées à de nombreux autres domaines. «D’autres projets sont en effet en cours, confirme José Demetrio, mais pour l’instant, nous n’en pouvons en dire plus."