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Mark Leverington propose sur son site Smartmile d’estimer la valeur d’une société. Le concept est intéressant mais incomplet selon certains. © DR

Estimer sa PME en quelques clics, c’est possible mais…

Un nouveau site romand propose une évaluation du prix des PME à vendre (ou pas) selon des critères relativement simplistes. Mais tout n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît, selon les observateurs. A utiliser avec modération.

Les entrepreneurs ou propriétaires de PME romandes ont parfois le souhait de vendre leur société sans pour autant passer par les canaux habituels, c’est-à-dire les services des fiduciaires, de conseillers ou des banques. Souvent, le souhait n’est que théorique ou doit rester secret, donc autant le garder pour soi! Partant de ce constat, un conseiller en entreprise genevois, Mark Leverington, a décidé de tenter l’expérience de lancer un site internet, baptisé Smartmile, permettant de calculer la valeur d’une entreprise de façon instantanée en ligne. Un calculateur disponible gratuitement et que nous avons testé.


Le site demande l’année de création de la société, la région d’activité, le nombre d’employés, le chiffre d’affaires ainsi que le résultat d’exploitation réalisé par l’entreprise. En outre, il questionne le stade de développement de la PME (création, maturité ou déclin) ainsi que l’environnement concurrentiel (faible, moyen ou fort). Un e-mail est ensuite envoyé par Smartmile avec l’estimation de l’entité.


Un processus simplissime que Mark Leverington explique: «Pour l’instant, nous essayons d’avoir de la visibilité, nous nous basons sur des ratios existants en Suisse romande pour les évaluations. Nous comptons nous adapter avec les évolutions du marché. Notre produit n’est certes pas parfait, mais il peut contribuer à aider les entrepreneurs dans leurs premières démarches.» Olivier Nimis, CEO de Remicom, leader romand de la vente et de l’estimation des entreprises, livre son diagnostic. «On trouve un peu de tout sur ce site, les évaluations ne sont pas si simples à réussir. La notion des véritables demandes du marché n’existe pas en l’occurrence, je crains que ce ne soit qu’une pêche aux renseignements sur les entreprises vendeuses.»