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Fabrizio Barozzi, le directeur du Casino du Lac à Genève, lancera  Pasino.ch dès cet été.  © DR

Le premier casino en ligne romand lance ses dés

Le Casino du Lac à Genève exploitera dès cet été Pasino.ch. C’est la première plateforme romande en Suisse, qui en compte désormais six. La Loterie Romande accueille positivement ce nouvel acteur.

 

C’est une première en Suisse romande et elle promet de réjouir les amateurs de jeux établis dans la région. Dès cet été, le Casino du Lac à Genève va exploiter un casino en ligne baptisé Pasino.ch. Ce dénouement très attendu est dû à la Commission fédérale des maisons de jeu, qui a étendu la concession du Casino du Lac (propriété du Groupe Partouche) au droit d’exploiter des jeux de casino en ligne.

«Nous sommes prêts à lancer notre outil, qui appliquera les normes les plus strictes de sécurité et les mesures de prévention les plus sévères, nous a déclaré Fabrizio Barozzi, le directeur général du Casino du Lac. Nous faisons désormais partie des six opérateurs de casinos en ligne en Suisse, les autres étant tous alémaniques.»

Seuls les casinos assermentés peuvent en effet prétendre à une licence en ligne. L’un d’entre eux vient d’ailleurs de faire parler de lui; des centaines de clients s’étant retrouvés à découvert en raison d’un bug sur le site. Alors, ce lancement genevois sera-t-il une grande concurrence pour la Loterie Romande, même si celle-ci ne peut proposer que des jeux de grande envergure, dont ne font pas partie les jeux de casino? Son directeur, Jean-Luc Moner-Banet, donne son avis: «Ce n’est pas une concurrence pour la Loterie Romande et nous nous réjouissons qu’un acteur romand accède aux casinos en ligne, car les retombées des gains (l’argent reversé aux cantons par le Casino du Lac, ndlr) iront aux cantons locaux.»

Et comment va fonctionner la plateforme? Concrètement, chaque joueur suisse peut s’inscrire à Pasino.ch dès l’âge de 18 ans, s’il n’est pas interdit de jeux. Un compte est créé après l’envoi d’une copie de sa carte d’identité. Une caisse virtuelle peut alors être alimentée par le biais de la carte de crédit du joueur, qui fixe lui-même ses limites. «Si un client souhaite se fixer un budget mensuel supérieur à 2500 francs, nous demandons des fiches de salaire pour être sûrs que le client a les moyens de jouer sans se mettre en danger financièrement», précise Fabrizio Barozzi.