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Nathalie Stransky von Heilkron et Andrej Babic, d’Adiposs, dans leur laboratoire genevois. © S. Liphardt /@PME Magazine

Adiposs piste les syndromes du cancer

Spin-off de l’Université de Genève, la start-up de biotechnologie cumule les prix et les prêts. Elle développe un produit d’imagerie médicale (un agent de contraste) capable de détecter une grave maladie liée aux cancers appelée cachexie.

Pour Andrej Babic, le produit d’imagerie médicale (un agent de contraste)  développé par Adiposs pourrait sauver bien des vies dans quelques années. «Nos produits d’imagerie médicale sont révolutionnaires. Ils sont capables de détecter un syndrome grave des malades atteints notamment de cancer, la cachexie (un affaiblissement profond de l’organisme, qui touche 9 millions de personnes dans le monde, ndlr). Notre projet a été lancé il y a cinq ans à l’Université de Genève, dont nous sommes aujourd’hui un spin-off», s’enthousiasme le cofondateur de la start-up, qui nous a conté l’histoire de ce futur grand succès potentiel.

Andrej Babic et ses associées, Justyna Plewka et Nathalie Stransky von Heilkron, ont lancé leur structure (en Sàrl) armés d’une licence exclusive de l’Université de Genève. De nombreux supports financiers (plusieurs centaines de milliers de francs en tout) et organisationnels ont ensuite permis à Adiposs de gérer sa croissance et de décrocher plusieurs prix.

Notamment un prêt de 100 000 francs de la Fondation pour l’innovation technologique ou le Prix du meilleur projet aux Journées genevoises de la bio-innovation (2018) et le Trophée de l’innovation des Hôpitaux universitaires de Genève (2017). Le projet a également été soutenu par la Fondation Eclosion pour un montant de 200 000 francs et par Venture Kick (150 000 francs).

Des lancements sur le marché sont prévus en 2025 en Europe et aux Etats-Unis.

Aujourd’hui, les bureaux et les laboratoires de la société se trouvent dans l’incubateur Eclosion à Genève. L’objectif d’Adiposs est de faire de son produit, appelé ImageBAT, un outil de diagnostic essentiel dans la détection plus précoce de la cachexie, source de 25% des décès de personnes atteintes d’un cancer en Suisse. La procédure de diagnostic est décrite comme rapide, indolore, très précise et… économique, car elle peut facilement être mise à disposition à faible coût dans n’importe quel hôpital dans le monde.

Essais cliniques en 2021

Reste que le chemin à parcourir jusqu’à la mise sur le marché est encore long. «Nous sommes à la fin du développement préclinique et nous commencerons les essais cliniques en 2021. En ce qui concerne les phases commerciales, des lancements sur le marché sont prévus en Europe et aux Etats-Unis en 2025, puis en Chine en 2026, suivis par le reste du monde en 2028», détaille Andrej Babic.