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L'équipe d'Infrascreen travaille un concept de serres plus écologiques.  © DR

Infrascreen, l'innovation agricole récompensée

La jeune entreprise neuchâteloise rafle tous les prix (ou presque) avec son concept de serres écologiques.

Infrascreen rafle décidément toutes les récompenses. Alors qu'elle a reçu le prix BCN Innovation en juin dernier (150 000 francs), la petite société hébergée par Microcity a également décroché la somme de 40 000 francs des mains de l’accélérateur de jeunes pousses entrepreneuriales Venture Kick, puis 100 000 francs de la part de la FIT la semaine dernière.

Il faut dire que l'invention de la start-up neuchâteloise est séduisante. Il s'agit d'une nouvelle génération d’écrans thermiques qui permettent de réduire les besoins en chauffage des serres et de diminuer les émissions de CO2 générées par les installations souvent chauffées au gaz. Selon des analyses indépendantes, l’écran thermique d’Infrascreen a démontré qu’il réduisait de 40% les émissions de CO2 liées au besoin de chauffage des serres, tout en augmentant le rendement des cultures de l’ordre de 15%. Pratique et écologique, donc!

Usine à la clé

Les fondateurs, Benoît de Combaud et Henri de Lalande, sont des entrepreneurs déjà chevronnés puisqu'ils ont chacun de leur côté lancé des entreprises à succès. La naissance de la start-up fut liée à la rencontre en 2018 d’un passionné des projets agricoles (Benoît de Combaud) et d'un spécialiste financier (Henri de Lalande). Ils expliquent que leur implantation à Neuchâtel fut autant un coup de coeur qu'un enjeu technologique. En effet, Infrascreen bénéficie de la présence du CSEM, avec lequel elle collabore, ainsi que de l'hospitalité de Microcity, du soutien du canton et d’Innosuisse.

Et le canton devrait rapidement profiter de l'aubaine. «A terme, nous souhaitons installer une usine dans le canton avec une trentaine d’emplois à la clé. Nous avons déjà commencé à recruter, explique Henri de Lalande. Le marché des écrans de serres représente 50 millions de mètres carrés vendus par an dans le monde, ce qui se traduit par près d’un milliard de francs par an. Il y a donc une place à prendre.» Pour le moment, la start-up vise en priorité une levée de fonds de 2 millions pour la phase d’amorçage.