Stalicla, fondée par la Franco-Américaine Lynn Durham, travaille sur une ambitieuse approche de l’autisme basée non pas sur un traitement psychiatrique ou psychologique, mais pharmacologique. S’appuyant sur le computational systems biology (qui analyse les systèmes biologiques au travers du big data et du machine learning), la plateforme algorithmique de Stalicla identifie des marqueurs moléculaires en croisant des données issues de la recherche à celles de patients ciblés. Soit de la médecine personnalisée appliquée aux troubles de l’autisme.

La start-up du Campus Biotech, à Genève, a développé un premier candidat thérapeutique, baptisé STP1, qui s’adresse à un sous-groupe de patients estimé à 1,5 million en Europe et en Amérique du Nord. Ce traitement, qui permettrait d’améliorer des fonctions essentielles comme la capacité d’apprentissage ou la vitesse de traitement des informations, subit des tests cliniques aux Etats-Unis et pourrait être commercialisé d’ici à cinq ans.