Le deuxième et dernier vote du Sénat, après la ratification la semaine dernière par les députés, conforte le dirigeant libertarien dans son élan de dérégulation à deux jours de son discours annuel au Parlement, dimanche, lançant politiquement sa troisième année de mandat.
La loi dite de «modernisation du travail», entre autres points contestés, facilite les licenciements, réduit le barème d'indemnités, autorise l'extension de la journée de travail à 12 heures, limite de facto le droit de grève en élargissant les services dits «essentiels» et autorise le fractionnement des congés. Les syndicats, la qualifiant de loi «régressive», ont d'ores et déjà prévu de contester sa constitutionnalité en justice.