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Semi-conducteurs

Ccraft lève 6,3 millions pour industrialiser la production de ses puces à Neuchâtel

Le spin-off du CSEM boucle un tour de table pour monter sa première fonderie de puces photoniques sur sol helvétique. Elle veut y développer une capacité de production industrielle.

Sophie Marenne

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Puces photoniques : la start-up neuchâteloise Ccraft lève 6,3 millions de francs (et 3 millions de fonds publics) pour industrialiser sa production sur sol helvétique. Objectif : 2000 wafers par mois d'ici 2030, selon le CEO, Hamed Sattari (à droite). maeleog

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Loin des méga-usines asiatiques et du bras de fer sino-américain, la start-up neuchâteloise Ccraft passe à la vitesse supérieure. L'entreprise a finalisé, ce jeudi, une levée de fonds de 6,3 millions de francs suisses (7,8 millions de dollars) auprès d’investisseurs privés menés par QBIT Capital, avec la participation de la Banque cantonale de Zurich (ZKB). À cette somme s’ajoutent 3 millions de francs de soutiens publics et cantonaux.
Avec ces capitaux, Ccraft veut monter sa propre fonderie à Neuchâtel pour industrialiser sa chaîne de fabrication. L'objectif est affiché: atteindre un volume de 2000 wafers (plaquettes fines de puces) par mois d’ici 2030. Dans un secteur connu pour ses barrières financières colossales, la jeune pousse fondée en avril 2025 ne compte pas bâtir une usine de semi-conducteurs conventionnelle. «Ce n’est pas tout à fait notre stratégie», assure Hamed Sattari, cofondateur et CEO. L’expansion de la société repose sur les salles blanches existant à Neuchâtel» auxquelles se greffent les outils de fabrication et d’automatisation de Ccraft, «plutôt que de construire une méga-usine à partir de zéro».
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Ccraft boucle un tour de table de 6,3 millions de francs pour monter sa fonderie de puces TFLN à Neuchâtel et répondre à l'explosion des besoins de l'IA.Maele Othenin-Girard
Ccraft boucle un tour de table de 6,3 millions de francs pour monter sa fonderie de puces TFLN à Neuchâtel et répondre à l'explosion des besoins de l'IA.Maele Othenin-Girard
Fruit de six ans de recherches au Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM), les puces en niobate de lithium sur couche mince (TFLN) de Ccraft ont déjà été validées auprès de 40 partenaires mondiaux. Leur particularité: elles utilisent la lumière plutôt que les électrons pour transporter l’information. Cette technologie rend les circuits moins gourmands en énergie et répond à l’explosion des besoins des centres de données d’intelligence artificielle (IA). Le TFLN est d’ailleurs dans le viseur d’autres acteurs helvétiques comme Ligentec ou Lightium à Zurich.

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Le marché global des circuits intégrés photoniques est estimé entre 15 et 20 milliards de dollars, et la niche spécifique du TFLN devrait peser plusieurs milliards d'ici 2030. Pour soutenir cette montée en puissance, l’équipe actuelle de 11 personnes devrait doubler dès l’année prochaine.
A propos des auteurs
Sophie Marenne
Sophie Marenne
Après des débuts en radio et un focus sur les droits humains, Sophie Marenne a pivoté vers l’actu économique par une expérience en presse luxembourgeoise. En Suisse, elle décrypte les tendances technologiques, l'information financière et les parcours d'entrepreneur·e·s, d’abord pour L’Agefi et maintenant pour Ringier, toujours à l'affût des histoires inattendues qui façonnent le monde des affaires.

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