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Construction

Phida lance un fonds d’investissement pour aider les start-up de la construction

Phida Groupe veut investir 10 millions de francs dans les start-up de la construction. Au-delà du financement, le groupe romand leur offrira un accès au terrain et un accompagnement opérationnel pour accélérer le développement de leurs innovations.

Bastien Sauve, CEO du groupe Phida, leader romand de l'enveloppe du bâtiment.
DR

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Phida Groupe, leader romand de l’enveloppe du bâtiment, prépare le lancement d’un fonds d’investissement, du pré-amorçage jusqu’à la série A, destiné aux start-up actives dans la construction. Au-delà du financement, ces entreprises pourront tester leurs innovations en conditions réelles et s’appuyer sur le soutien opérationnel de Phida Groupe, fort de 35 entreprises et 750 collaborateurs, dans les domaines comptable, RH et juridique. Du côté investisseur, cette stratégie permettra également de réduire le risque en confrontant l’idée avec la réalité du terrain.
«Nous définirons la forme exacte de ce fonds d’ici à la fin de l’année, confirme Bastien Sauve, CEO du groupe, basé à Renens (VD). Mais je peux déjà vous dire que nous visons une dotation de l’ordre de 10 millions de francs.» Phida et les autres fondateurs apporteront le premier million. Le fonds n’investira pas plus de 20% du capital de chaque start-up. Les premiers contacts avec les investisseurs ont été amorcés en septembre. «Beaucoup de jeunes pousses nous approchent pour trouver du financement, il nous semblait intéressant de franchir un pas de plus pour les aider», explique Bastien Sauve. Les pistes d’innovation sont nombreuses, comme la numérisation des processus, la création d’outils IA appliqués aux métiers, la préfabrication et la robotique. Des idées nouvelles peuvent également germer en matière de durabilité ou de sécurité au travail. «La Suisse innove dans la constructiontech, mais ce sont surtout les gros acteurs étrangers, notamment français et américains, qui viennent financer ces start-up. Nous souhaitons leur proposer une alternative locale», conclut Bastien Sauve.

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