Aéroport des Eplatures: Berne maintient son soutien
Le Parlement maintient le financement des aéroports régionaux suisses, dont celui des Eplatures. À La Chaux-de-Fonds, la plateforme devra toutefois réduire ses coûts en adaptant son système de contrôle aérien.
Début mars, le Conseil national, comme le Conseil des États en décembre, a refusé de réduire les aides aux huit aéroports régionaux suisses. L’aéroport des Eplatures, à La Chaux-de-Fonds, continuera ainsi de recevoir 1,4 million de francs par an jusqu’à fin 2029.
«C’est un soulagement, car une baisse de soutien aurait entraîné la suppression de plusieurs vols d’affaires», explique Didier Berberat, président du conseil d’administration. L’aéroport accueille en effet des liaisons européennes liées notamment à l’industrie horlogère et mécanique.
Un modèle plus léger pour réduire les coûts
En contrepartie, la plateforme s’engage à diminuer ses coûts d’exploitation. Elle prévoit de passer du système de contrôle aérien classique (ATC) à un service d’information de vol (AFIS), mieux adapté à sa taille et à son trafic, composé notamment de jets d’une dizaine de passagers.
«Nous voulons passer d’un système de contrôle à un système d’information», résume Didier Berberat. Concrètement, le contrôleur aérien n’assurera plus la responsabilité directe des atterrissages, mais fournira des informations aux pilotes, qui gardent la main sur les manœuvres.
Ce changement implique des compétences différentes et devrait réduire les charges salariales. Les professionnels concernés pourraient être redéployés vers des aéroports plus importants à terme.
William Türler s’intéresse à tout ce qui façonne le monde des affaires. Après avoir collaboré avec plusieurs médias romands, il écrit aujourd’hui pour PME, où il couvre la tech, l’innovation et les grandes tendances économiques. Il aime raconter les histoires derrière les projets et les idées.
William Türler s’intéresse à tout ce qui façonne le monde des affaires. Après avoir collaboré avec plusieurs médias romands, il écrit aujourd’hui pour PME, où il couvre la tech, l’innovation et les grandes tendances économiques. Il aime raconter les histoires derrière les projets et les idées.