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Start-up

Helvo, nouvelle fintech vaudoise pour soulager les entrepreneurs

La start-up de Crissier lance une plateforme tout en un pour centraliser la gestion financière des entreprises. Elle vise l’obtention d’une licence bancaire d’ici à 2029, pour proposer des options de crédit aux PME.

Sophie Marenne

Julien Barbotin-Larrieu, cofondateur et CEO d'Helvo
Le cofondateur et CEO, Julien Barbotin-Larrieu, a pour objectif final d’offrir du crédit aux PME. Dom Smaz/Hans Lucas

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La chute de Credit Suisse a transformé le paysage du financement des entreprises. Le rachat par UBS «a bouleversé le secteur bancaire. Nous avons dès lors identifié une lacune claire sur le marché pour les PME, sur laquelle nous voulons bâtir Helvo», avance son cofondateur et CEO, Julien Barbotin-Larrieu. La start-up vaudoise propose une plateforme tout en un pour permettre aux PME de centraliser leur gestion financière sans multiplier les outils. Officiellement née en juin 2024, l’entreprise porte un nom qui unit «helvétique» et «évolution».
Après une première carrière dans la finance, chez UBS à New York, Julien Barbotin-Larrieu a piloté des projets de spin-off et de redressement de sociétés en Pologne, pour une PME et un family office. Après s’être installé en Suisse en 2018, il obtient un Executive MBA à l’IMD en 2023, ce qui avive ses envies d’entreprendre. Peu après, un ancien camarade de promotion lui souffle l’idée de monter une banque numérique pour PME. C’est Davide Serrago, qui deviendra le cofondateur et COO de la jeune société.
L’objectif affiché est de «résoudre le fardeau administratif qui pèse sur les entrepreneurs, qui passent un temps infini entre les factures, la comptabilité, la fiduciaire et les flux bancaires», résume le CEO. Actuellement en phase de tests auprès de clients sélectionnés, Helvo promet de fournir en 48 à 72 heures un compte bancaire professionnel multi-devises, la gestion des documents, la facturation et l’automatisation des tâches administratives. Une carte de débit arrivera avant la fin de l’année. «Nous développons également un module de comptabilité automatisée par IA», ajoute Julien Barbotin-Larrieu. La start-up compte 22 collaborateurs répartis entre Crissier et Helsinki.

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Lancement public dans quelques mois

Pour séduire sa cible, les structures de moins de 50 collaborateurs (avec un cœur de cible entre un et 20 salariés), Helvo mise sur un abonnement mensuel allant de 39 à 179 francs. La plateforme espère atteindre entre 500 et 800 clients d’ici à la fin de l’année 2026, et son lancement public officiel.
Afin de soutenir sa croissance, Helvo a déjà bouclé une levée de fonds d’amorçage de 6,2 millions de francs auprès d’investisseurs comme Yann Guyonvarc’h (propriétaire du Millenium à Crissier) ou un membre de la famille Hoffmann. L’équipe prépare désormais une série A prévue avant la fin de l’année..
Une fois que le système aura fait ses preuves, les fondateurs d’Helvo comptent intégrer une solution de prêts aux PME. Pour cela, ils feront la demande d’une licence bancaire auprès de la Finma, «pour proposer du crédit instantané aux PME d’ici 2029 ou 2030». Dans l’intervalle, ils s’appuient sur un partenariat avec Hypothekarbank Lenzburg, signé en mai 2025, pour opérer. Sur une douzaine d’établissements consultés, c’était celui «le plus aligné avec notre vision», salue-t-il.
Avec cette ambition de simplifier le quotidien des PME, la start-up pourrait chasser sur les terres des logiciels comme Bexio et Klara, voire Qonto, Revolut Business ou les banques cantonales à long terme. Un positionnement résolument bancaire donc, privilégié «car la Suisse jouit d’une réputation mondiale dans ce secteur», conclut le CEO.

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Un marché pas si sinistré

La disparition de Credit Suisse n’a pas vraiment gelé le crédit. Pour la HSLU, la situation n’est pas «tendue». L’offre pour les PME classiques reste «large et suffisante», selon le cabinet BAK Economics. Les deux institutions pointent surtout des manquements dans les prêts importants et plus complexes pour des grandes entreprises.
A propos des auteurs
Sophie Marenne
Sophie Marenne
Après des débuts en radio et un focus sur les droits humains, Sophie Marenne a pivoté vers l’actu économique par une expérience en presse luxembourgeoise. En Suisse, elle décrypte les tendances technologiques, l'information financière et les parcours d'entrepreneur·e·s, d’abord pour L’Agefi et maintenant pour Ringier, toujours à l'affût des histoires inattendues qui façonnent le monde des affaires.

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