Le pétrole rebondit après de nouvelles attaques au Moyen-Orient
Le prix des hydrocarbures repartait à la hausse mardi matin, après de nouvelles attaques iraniennes sur des installations pétrolières émiraties. La demande du président américain Donald Trump de sécuriser le détroit d'Ormuz ne soulevait pas l'enthousiasme.
ats
Mardi, de nouvelles attaques iraniennes ont ravivé les craintes des investisseurs. La zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte est des Emirats arabes unis, a été visée par des drones (archives). KEYSTONE/AP/Altaf Qadri
Vers 08h35, le prix du baril de Brent de la mer du Nord montait de 3,18% à 103,40 dollars, alors que celui de WTI américain progressait de 3,61% à 96,87 dollars.
La veille, les deux variétés d'or noir avaient reculé à respectivement 99,50 et 92,90 dollars après des annonces perçues comme positives par le marché. Un pétrolier pakistanais ainsi que deux navires transportant du gaz liquéfié avaient en effet traversé le détroit, signe que le blocage de cette voie maritime n'est pas total.
Mais mardi, de nouvelles attaques iraniennes ont ravivé les craintes des investisseurs. La zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte est des Emirats arabes unis, a été visée par une nouvelle attaque de drones qui a provoqué un incendie, sans faire de blessés, selon les autorités locales.
Un tanker a par ailleurs été touché par un «projectile inconnu» alors qu'il était à l'ancre dans le golfe d'Oman, près de l'entrée du détroit d'Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO.
«L'Iran a renforcé ses attaques sur l'infrastructure énergétique de la région, alors que jusqu'à présent la plupart des pays ont résisté à l'appel du président américain Donald Trump de sécuriser l'activité commerciale dans le détroit d'Ormuz», ont résumé les analystes de la plateforme Trading Economics.
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Vers une chute des marchés?
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a ainsi indiqué lundi que le plan sur lequel le Royaume-Uni travaille avec d'autres partenaires pour permettre de rétablir la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz ne serait «pas une mission de l'Otan». Le Japon et l'Australie ont également rejeté toute intervention.
Les chefs de la diplomatie de l'UE, réunis à Bruxelles, ont quant à eux écarté lundi l'idée d'envoyer dans le détroit d'Ormuz la mission européenne de protection du trafic maritime, Aspides, a indiqué la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas.
«La banque Goldman Sachs estime qu'un choc sévère sur l'offre mondiale de pétrole pourrait avoir des conséquences significatives pour les marchés actions. Dans un scénario où les perturbations énergétiques s'aggraveraient durablement, les stratèges de la banque évoquent la possibilité d'un repli du S&P 500 vers la zone des 5400 points», a averti John Plassard, responsable des investissements à la banque Cité Gestion.