Le prix du gaz s'envole après les attaques au Qatar
Le tarif du gaz naturel décollait jeudi matin, réagissant vivement à des frappes iraniennes sur des champs gaziers au Qatar, faisant craindre aux experts une crise énergétique accrue.
ats
Le Qatar est le deuxième exportateur mondial de GNL derrière les Etats-Unis et Ras Laffan est son principal site de production de cet hydrocarbure. (archive) KEYSTONE/AP/HASAN JAMALI
Vers 08h20, le prix du gaz TTF néerlandais, qui fait référence en Europe, bondissait de 27,93% à 69,91 euros le mégawattheure, son niveau le plus élevé depuis l'éclatement de la guerre dans la région du Golfe. Le 27 février, avant le début des hostilités, le tarif se négociait à quelque 31 euros.
Au niveau du pétrole, le Brent de la mer du Nord grimpait de 6,05% à 113,88 dollars le baril, tandis que celui du WTI accélérait de 0,29% à 96,52 dollars.
La compagnie énergétique publique du Qatar a fait état jeudi d'incendies et de «dommages considérables» sur le complexe gazier de Ras Laffan, après de nouvelles attaques de missiles à l'aube sur ce site majeur de production de gaz naturel liquéfié (GNL). L'Iran avait menacé de s'en prendre aux infrastructures énergétiques dans le Golfe en représailles à des frappes israélo-américaines sur ses propres installations.
Le Qatar est le deuxième exportateur mondial de GNL derrière les Etats-Unis et Ras Laffan est son principal site de production de cet hydrocarbure.
«Les craintes d'une crise énergétique augmentent», ont constaté les analystes de LBBW, rappelant qu'environ 20% de l'offre mondiale en GNL provient de cette région.
Pour John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement à la banque Cité Gestion, «l'escalade géopolitique a franchi un nouveau cap avec des frappes visant les infrastructures de gaz naturel liquéfié au Qatar et l'expulsion de diplomates iraniens, signal d'une rupture diplomatique majeure».