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Horlogerie

Swatch Group fait plier Samsung et décroche 11,6 millions de dollars

Pendant des années, Swatch Group et Samsung se sont disputés au sujet de cadrans numériques copiés. Désormais, la facture est fixée: 11,6 millions de dollars et un jugement de référence sur la valeur des marques.

Iris Kuhn-Spogat

Le siège principal du Swatch Group à Bienne.
Le siège principal du Swatch Group à Bienne.Swatch Ltd.

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Le «Financial Times» a rapporté jeudi une décision de justice très attendue: Swatch Group contre Samsung.
Le groupe horloger réclamait 170 millions de dollars, tandis que le groupe électronique proposait 301 dollars. Un tribunal londonien a finalement fixé le montant que Samsung doit verser au Swatch Group à 11,6 millions de dollars. Au cœur du litige: quelle est la valeur du design d’une montre de luxe dans le monde numérique?
Le conflit a débuté en 2019 et a éclaté autour du Samsung Galaxy App Store: on y trouvait des «Watch Faces » permettant de transformer visuellement des montres connectées en modèles de marques du Swatch Group. Entre 2015 et 2019, ces applications ont été téléchargées environ 160 000 fois au Royaume-Uni et dans l’UE, la plupart gratuitement.

170 millions de dollars pour une licence hypothétique

Swatch Group a porté plainte pour atteinte à la marque, Samsung s’est défendu en affirmant ne pas avoir lui-même programmé les cadrans numériques d’Omega et autres. C’était en 2019. En 2022, la High Court a d’abord jugé qu’il y avait eu violation de marque, puis que Samsung en était responsable, puisque les applications étaient proposées dans sa propre boutique. Samsung a fait appel (affirmant n’avoir gagné au maximum que 300 dollars). Swatch Group a évalué le préjudice à 170 millions de dollars, soit le coût d’une licence hypothétique de ses marques.

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Le tribunal a accordé 11,6 millions de dollars au Swatch Group, comparant le Galaxy Store à un supermarché dont les rayons proposaient des copies de produits de marque. Ce jugement important le confirme: les horlogers suisses ne vendent pas seulement de la mécanique, mais contrôlent de très près où et dans quel contexte leurs noms, logos et designs apparaissent. Et le tribunal reconnaît un préjudice considérable à la valeur de la marque, même lorsque la copie ne rapporte presque rien.
Nick Hayek, le patron du Swatch Group, devrait se réjouir de ce jugement.
Nick Hayek, le patron du Swatch Group, devrait se réjouir de ce jugement.
Nick Hayek, le patron du Swatch Group, devrait se réjouir de ce jugement.Paolo Dutto
Nick Hayek, le patron du Swatch Group, devrait se réjouir de ce jugement.Paolo Dutto
L’affaire n’est pas encore terminée: Samsung envisage apparemment de faire appel, et une procédure parallèle aux États-Unis a été suspendue dans l’attente de l’issue du procès britannique.
Cet article est une traduction d'une publication parue dans Bilanz.

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