Pourquoi Nick Hayek applaudit le chaos de la «Royal Pop»
Malgré les scènes de bousculades et les critiques, le patron de Swatch Group défend une opération marketing coup de poing. Pour lui, cet engouement mondial est un signal fort pour toute l’horlogerie helvétique.
Le lancement de la «Royal Pop», fruit de la collaboration entre Swatch et Audemars Piguet, a viré au chaos: les gens ont campé toute la nuit devant des boutiques aux quatre pièces du monde pour espérer bien se placer dans la file, des boutiques ont temporairement dû fermer le compte tenu de la grosse influence, des bagarres ont même éclaté. Les images d'interventions de la police ont inondé les réseaux sociaux.
Les réactions n'ont pas tardé. Ceux qui repartis bredouilles sont remontés, plusieurs dénoncent le comportement des tapageurs, et les sceptiques critiquent la marque suisse de profiter de l'engouement. Swatch est disponible au même moment, faisant appel à «ses fans» à la retenue.
Nick Hayek est ravi
Face à toute cette pagaille, Nick Hayek tempère. À 19h30, le patron du groupe biennois condamne les scènes de violence apparues « dans une vingtaine » de commerce. La pointe du doigt le manque d'organisation de certaines boutiques, qui ont été prises au dépourvu.
Mais il y voit une bonne nouvelle pour l'industrie horlogère Suisse: «Ils veulent tous l'avoir et ça c'est positif pour nous, pour toute l'industrie horlogère Suisse, alors soyons heureux!» Il est basé sur le gène «se bousculent» d'un produit suisse. Fait rare, selon lui.
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Swatch, réputée pour ses éditions limitées et ses opérations marketing percutantes, a déjà collaboré à plusieurs reprises avec Omega et Blancpain. La MoonSwatch, cependant, ne bénéficie pas encore du dernier modèle disponible en Suisse, fruit de cette première collaboration au sein de la même gamme.
Cet article a été publié initialement dans Blick, le média suisse au coeur de l’info