Une grande enquête montre que les PME suisses restent optimistes malgré les turbulences actuelles
Malgré les difficultés qui s’enchaînent, comme la pandémie, la guerre en Ukraine, l’échec de l’accord-cadre avec l’UE, la pénurie de main-d’œuvre, pour n’en citer que quelques-unes, les PME suisses gardent le moral, révèle une enquête de Kearney, Swiss Export, Bystronic Group, RCE et Raiffeisen Suisse auprès de 565 PME.
Parmi les difficultés auxquelles sont confrontées actuellement les entreprises, les problèmes d’approvisionnement, notamment en provenance de Chine, où un rebond épidémique a ralenti, ces derniers mois, les activités portuaires. Future Publishing
Dans ce contexte tendu, 73% des PME jugent leur situation économique comme bonne à très bonne et 5% seulement estiment qu’elle est mauvaise. Deux tiers des PME pensent que leur situation économique restera bonne à très bonne ces trois prochaines années. Cet optimisme s’explique peut-être par le fait qu’une grande majorité des PME indiquent être bien à très bien préparées pour les crises. La situation actuelle reste cependant délicate et les PME sont inquiètes concernant l’influence conjoncturelle de la hausse des prix et la disponibilité de l’énergie et des matières premières, ainsi que de la main-d’œuvre.
La rupture des chaînes de création de valeur mondiales et la situation géopolitique ainsi que les évolutions technologiques et les (cyber)risques en découlant sont perçus comme les éléments les plus importants pouvant influencer de manière décisive leur chiffre d’affaires. Les PME soulignent l’importance de chaînes d’approvisionnement stables, sûres et rentables et elle souligne l’importance de la durabilité, qui devient un critère essentiel au fil des ans. D’ailleurs, les PME investissent de manière ciblée dans l’amélioration de l’efficacité énergétique et dans leur décarbonisation, en raison, notamment, de la pression accrue de leur clientèle et des pouvoirs publics. Enfin, pour les PME suisses interrogées, la priorité absolue est de rétablir des relations solides avec l’UE.