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Unilever dit avoir reçu une offre pour ses marques alimentaires

Le géant britannique des produits d'hygiène, cosmétiques et d'alimentation Unilever a reçu du groupe américain McCormick & Company une offre de rachat pour ses marques alimentaires. Celles-ci comprennent notamment les soupes Knorr et la moutarde Maille.

ats

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Une vente pourrait valoriser les marques alimentaires d'Unilever, dont Knorr, à plusieurs dizaines de milliards de dollars (archives). KEYSTONE/Peter Klaunzer

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Unilever confirme ainsi, dans un communiqué, «de récentes spéculations médiatiques». Il indique avoir «reçu une offre non sollicitée pour son activité alimentation et être en pourparlers avec McCormick & Company», mais précise qu'il «n'existe aucune certitude qu'une quelconque opération sera conclue». Aucun montant n'est évoqué.
Sous la pression d'investisseurs, dont le fonds activiste Trian du milliardaire américain Nelson Peltz, pour améliorer les performances, le groupe avait annoncé en 2024 un plan stratégique pour se focaliser sur 30 marques «motrices».
Dans ce cadre, Unilever a bouclé en décembre dernier la scission de sa division glaces, sous le nom «The Magnum Ice Cream Company».
Le groupe, également connu pour les savons Dove et les déodorants Axe, avait indiqué le mois dernier, lors de la publication de ses résultats, qu'il voulait se focaliser davantage sur le segment «beauté» et celui dédié aux «bien-être et soins de la personne», mais aussi sur le haut de gamme et le commerce en ligne.
Son bénéfice net à périmètre constant, c'est-à-dire en ne regardant que le portefeuille de marques qu'il conservait fin 2025, a progressé de 4,6% l'an dernier, à 5,7 milliards d'euros, malgré un recul de son chiffre d'affaires de 3,8%, à 50,5 milliards d'euros.

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Le conseil d'administration d'Unilever «considère que le segment alimentation est une activité extrêmement attractive, dotée d'un solide profil financier, portée par des marques leaders sur des marchés en croissance, et il a confiance dans l'avenir» de cette division au sein d'Unilever, a précisé l'entreprise dans son communiqué.
Mercredi, l'agence Bloomberg avait assuré, en citant des sources proches du dossier, que le groupe en était «aux premières étapes de l'évaluation de différentes possibilités» pour la division, comme scinder l'ensemble ou conserver certaines marques phares, «même si elle pourrait ne conclure aucune opération avant 2027».
Selon les mêmes sources, une vente «valoriserait probablement les marques alimentaires d'Unilever à plusieurs dizaines de milliards de dollars».

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