Le géant culturel genevois Concorde vise jusqu’à 70% d’autofinancement
Fruit d'un projet initié en 2012 pour revitaliser le quartier de Châtelaine, l'espace Concorde s'appuie sur un financement mixte de 144 millions de francs. Malgré de récentes inquiétudes sur son modèle économique, l'établissement démarre son activité avec le soutien financier confirmé du canton de Genève.
Eve-Anouk Jebejian et Frédéric Steinbrüchel ont été nommés codirecteurs généraux et artistiques. Ils expliquent que la structure prévoit de financer la majorité de ses coûts grâce à ses propres recettes commerciales et au mécénat.RMS
Le mastodonte culturel Concorde a officiellement ouvert ses portes à Vernier, dans la deuxième commune la plus peuplée du canton de Genève. Le week-end d’inauguration du 25 au 27 septembre a attiré des milliers de curieux venus assister gratuitement au spectacle acrobatique, au DJ set ou à la chasse au trésor. «Ce ne sont pas que les salles de spectacle qui ont été inaugurées mais l’ensemble des espaces: l’hôtel, le restaurant, le bar et les studios de musique et de danse», précise Frédéric Steinbrüchel. «Notre modèle prouve que l’on peut faire cohabiter activité commerciale et mission culturelle», ajoute Eve-Anouk Jebejian. Le duo de codirecteurs généraux et artistiques gère l’ensemble du lieu qui vient suppléer la salle du Lignon.
144 millions
Le coût, en francs, de la construction du complexe sis sur une parcelle de 27 000 m². La grande salle peut accueillir jusqu’à 500 spectateurs assis.
L’idée derrière Concorde a germé en 2012, sous l’impulsion de Thierry Apothéloz, alors maire de Vernier, et de feu Pierre Ronget, son prédécesseur. Il s’inscrit dans la revitalisation du quartier de Châtelaine et comprend aussi un immeuble de neuf étages, abritant plus de 200 logements étudiants. Unique en son genre, la PME culturelle emploie près de 60 collaborateurs, dont une courte majorité pour le pôle culturel.
Le bâtiment a bénéficié d’un financement public-privé de 144 millions de francs. Le budget annuel de la structure s’établit autour des 15 millions de francs dont 60 à 70% générés par ses propres activités commerciales et des fonds de mécènes. Le solde doit être couvert par les subventions publiques. Relayées dans la presse en début d’année, les inquiétudes sur la survie de l’espace culturel «étaient très exagérées», balaient les codirecteurs, le canton ayant déjà accordé son soutien pour 2026 et a priori inscrit une subvention à son projet de budget 2027.
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Les spectacles de danse, théâtre et cirque contemporain coûtent entre 20 et 60 francs.
Après des débuts en radio et un focus sur les droits humains, Sophie Marenne a pivoté vers l’actu économique par une expérience en presse luxembourgeoise. En Suisse, elle décrypte les tendances technologiques, l'information financière et les parcours d'entrepreneur·e·s, d’abord pour L’Agefi et maintenant pour Ringier, toujours à l'affût des histoires inattendues qui façonnent le monde des affaires.
Après des débuts en radio et un focus sur les droits humains, Sophie Marenne a pivoté vers l’actu économique par une expérience en presse luxembourgeoise. En Suisse, elle décrypte les tendances technologiques, l'information financière et les parcours d'entrepreneur·e·s, d’abord pour L’Agefi et maintenant pour Ringier, toujours à l'affût des histoires inattendues qui façonnent le monde des affaires.