Aller au contenu principal
Le sentiment d’être seul au monde contribue aussi au succès de l’hôtel sur pilotis. © Hôtel Palafitte

Un été d’exception pour l’Hôtel Palafitte

Les pavillons lacustres de l’unique hôtel sur pilotis d’Europe séduisent la clientèle suisse à l’heure du post-Covid-19.

Il a servi de décor à L’amour est un crime parfait, long métrage franco-suisse réalisé par les frères Larrieu, mettant en scène un professeur de littérature à l’Université de Lausanne ayant la fâcheuse habitude de collectionner les aventures amoureuses avec ses étudiantes. Si la fin du film tiré d’un roman de Philippe Djian s’avère plutôt dramatique, l’Hôtel Palafitte est, dans la réalité, un lieu où débutent les belles histoires, à l’atmosphère magique et quasi maldivienne, propice aux demandes en mariage, nous confie Yves Chavaillaz, directeur de l’établissement.

Ce cinq-étoiles d’exception, né dans la ferveur créatrice d’Expo.02, voit donc défiler nombre de couples, mariés ou en devenir, pour qui les pavillons plantés sur le lac de Neuchâtel – le seul hôtel sur pilotis d’Europe – constituent un véritable cocon de quiétude, que viennent seuls perturber le cri des mouettes et le son des clapotis des vagues. Le forfait «Escapade romantique» (une nuit avec menu, bouquet de fleurs et bouteille de champagne servie en chambre) rencontre ainsi un succès qui ne se dément pas au fil des ans.

Cet été, l’effet post-Covid-19 ayant passé par là, l’Hôtel Palafitte, dont le nom provient des habitations néolithiques situées sur les bords des lacs européens, réalisera une saison record, avec une clientèle surtout indigène. «Beaucoup de Suisses ne partiront pas en vacances à l’étranger et choisissent de s’offrir un petit séjour dans un cadre d’exception», ajoute Yves Chavaillaz.


Les vestiges d’Expo.02

Initialement prévus pour l’exposition nationale de 2002, ces pavillons lacustres ont été imaginés et conçus par l’architecte Kurt Hofmann, en collaboration avec les étudiants de l’Ecole hôtelière de Lausanne. L’ouvrage devait être éphémère mais grâce à l’engouement suscité par «l’hôtel de luxe du futur», ces cabanes de pêcheur 5 étoiles se sont pérennisées sous la houlette de la Fondation Sandoz, propriétaire des lieux. 


Un lac comme piscine géante

L'hôtel et ses 40 pavillons ont été entièrement rénovés en 2016. © Hôtel Palafitte

Les 40 pavillons – 21 sur pilotis, les plus onéreux mais aussi les plus convoités car ils disposent d’un accès direct et privatif au lac grâce à une petite échelle sur chaque terrasse – ont tous été rénovés en 2016. Vélo, canne à pêche, paddle et canoë sont à disposition, ainsi qu’un service de location de bateaux à moteur et de skis nautiques. Pour la clientèle business, deux pavillons font office de salles de réunion.


A la Table du Palafitte

Le chef Maxime Pot officie à la Table de Palafitte © F.Rambert

C’est désormais Maxime Pot qui officie derrière les fourneaux de la Table de Palafitte. Un jeune chef au parcours impressionnant – il a fait ses armes au Pont de Brent, à l’Hôtel de Ville de Crissier et chez Anne-Sophie Pic –, qui marie avec délicatesse produits du terroir et saveurs d’ailleurs. L’été, la terrasse, en prise directe sur l’eau, permet de prendre le grand large tout en dégustant quelques bons crus de la région servis par un personnel joliment vêtu de marinière.