Sur le vif

«J’admire tous les entrepreneurs»

Présidente de Femmes PME Suisse romande depuis mars 2025, Laurence Jobin a pratiqué plusieurs métiers durant sa carrière, parallèlement à la gestion de son domaine arboricole et agricole avec son mari à Echichens (VD). A la tête de l’association, elle veut notamment valoriser ce grand réseau de femmes talentueuses et compétentes.

Laurence Jobin
Laurence Jobin DR

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Si vous ne faisiez pas ce métier aujourd’hui, que seriez-vous?
J’aurais pu faire plusieurs métiers, car je suis assez polyvalente. Après des études de commerce, j’ai travaillé dans un cabinet dentaire, puis dans le secteur des assurances et, enfin, dans une commune, avant de devenir indépendante. Tout cela en parallèle de la gestion de notre domaine avec mon mari. Le point central de toutes ces professions est le contact, j’en ai besoin.
Les valeurs qui vous sont essentielles?
La droiture, l’humilité et la confiance.
Le premier argent que vous avez gagné?
J’ai travaillé assez jeune, car nous devions aller à la vigne les mercredis après-midi ou samedis matin. Mon premier argent gagné à l’extérieur était à 14 ans. J’avais été engagée chez Manor au rayon hommes et j’avais pu m’acheter ma première chaîne hi-fi.
Trois invités, réels ou fictifs, pour un dîner idéal?
Mes enfants et mes petits-enfants, qui viennent manger une fois par semaine à la maison, et les amis pour des repas en toute simplicité, suivis d’une partie de cartes.
La qualité que vous admirez chez un entrepreneur ou un dirigeant?
Le charisme, mais c’est un don et il est assez rare.
L’artiste dont vous aimeriez acheter une œuvre si vous en aviez les moyens?

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Félix Vallotton. J’aime beaucoup l’œuvre de ce peintre.
Le meilleur livre que vous avez lu ces derniers temps?
Respire!, de Maud Ankaoua. Un roman inspirant dont les chapitres commencent par un proverbe poussant à la réflexion.
Le film ou la série qui vous a marquée?
La French, avec Jean Dujardin. Je suis du genre à m’endormir dès que je m’assieds au cinéma, mais je me souviens que ce film m’avait tout de suite passionnée et j’étais restée bien réveillée durant toute la projection.
Le dernier restaurant qui vous a impressionnée?
J’ai eu l’occasion de manger la chasse, l’automne passé, à l’auberge de Yens et j’ai apprécié leur cuisine fine et originale.
L’entrepreneur que vous admirez?
J’admire TOUS les entrepreneurs, car ce n’est pas une place facile et chacun doit faire face au quotidien à différents défis.
Un seul objet sur une île déserte, lequel?
Une bible, car c’est une excellente source d’inspiration, de sagesse et de force...
Qu’est-ce qui vous fait peur dans le monde actuel?
Le manque d’empathie et la montée de la pensée unique. Je suis pour l’échange d’arguments, qui défie, questionne et ouvre l’esprit. J’ai l’impression que l’état d’esprit évolue et qu’il n’y a plus le respect de nos différences.

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Si vous deviez quitter la Suisse, où vous installeriez-vous?
Nulle part! Je suis bien en Suisse. J’ai toujours vécu dans la même région et je mesure au quotidien le privilège que j’ai de vivre dans ce pays.
Le dernier achat pour lequel vous avez dépensé sans compter?
Je compte toujours! Mais je craque volontiers pour les différentes collections de stylos-­billes Caran d’Ache métalliques.
Un homme ou une femme pour illustrer un nouveau billet de banque?
Guy Parmelin, car je trouve que c’est un vrai homme d’Etat, qui ne se laisse pas influencer et qui garde sa ligne avec intelligence.
Votre moyen de transport de prédilection?
Mes jambes si j’ai le temps ou mon vélo électrique.
Votre dernière fête trop arrosée?
Un week-end entre amies à Milan, où nous avions mangé dans un bon restaurant et où les différents vins servis ont eu plus d’impact que prévu.
La plus grande découverte de ces cent dernières années?
Les énergies renouvelables. Le principe de pouvoir bénéficier de la force des éléments naturels pour faciliter notre quotidien.

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