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Santé connectée

Technogym veut mesurer votre «âge wellness» grâce à l’IA

La santé devient de plus en plus mesurable. Avec son nouvel appareil Checkup, Technogym promet d’évaluer l’état global du corps grâce à une combinaison de capteurs, d’intelligence artificielle et de données biométriques.

William Türler

GenolierInnovationHub
L’entreprise italienne d’équipements sportifs Technogym a présenté la semaine dernière, au Genolier Innovation Hub, sa nouvelle machine Checkup. RMS

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Nous vivons dans une époque où de plus en plus d’aspects de notre quotidien sont quantifiés. Sommeil, activité physique, alimentation, fréquence cardiaque: les données personnelles occupent désormais une place centrale dans la recherche de performance, de prévention et de longévité. Une tendance qui gagne également les domaines du bien-être et de la santé, où les technologies cherchent à transformer le corps humain en un ensemble de paramètres mesurables et interprétables.
C’est dans cette logique que l’entreprise italienne d’équipements sportifs Technogym a présenté la semaine dernière, au Genolier Innovation Hub, sa nouvelle machine Checkup. Son objectif: établir un «âge wellness» de l’utilisateur, un indicateur présenté comme un outil de motivation permettant de comparer son état physique à son âge réel.

Paramètres physio-cognitifs

Le dispositif repose sur différentes mesures technologiques combinées à l’intelligence artificielle. Le résultat s’appuie sur des paramètres physio-cognitifs développés par Technogym, dont le brevet est actuellement en instance.
Concrètement, l’utilisateur se place debout, pieds nus, sur une plateforme équipée de capteurs, puis saisit deux poignées intégrant également des systèmes de mesure. En quelques minutes, l’appareil analyse, avec un faible courant, différents aspects de son organisme.

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Grâce notamment à des caméras intégrées, la machine est capable d’évaluer plusieurs dimensions: mobilité, équilibre, composition corporelle, capacités cognitives, fonction cardiovasculaire et force musculaire.
Les résultats sont ensuite accessibles via une application mobile. L’utilisateur peut notamment consulter des données détaillées sur sa composition corporelle: masse graisseuse, masse musculaire, eau corporelle totale, indice de masse corporelle (IMC), taux métabolique de base, eau intra et extracellulaire, masse maigre, contenu minéral osseux, masse maigre souple ou encore angle de phase, un indicateur associé à la qualité et à la santé des cellules.
Ces différentes mesures permettent de calculer un «wellness age», qui peut être inférieur, supérieur ou équivalent à l’âge chronologique de la personne. L’appareil fournit également une évaluation globale sur 100 de plusieurs dimensions: corps, équilibre, force, mobilité, cardio et esprit.

L’IA propose un programme personnalisé

À partir de ces résultats, l’IA propose ensuite un programme personnalisé destiné à améliorer certains paramètres identifiés comme perfectibles.
«Depuis 40 ans qu’existe notre société, nous avons pu réunir beaucoup de données qui, grâce à l’intelligence artificielle, permettent aujourd’hui de proposer des programmes de précision», explique Cristiano Zemella, responsable du développement B2C chez Technogym.

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L’entreprise, présente en Suisse depuis le milieu des années 1980, travaille notamment avec des salles de sport, des hôtels, des cliniques et des particuliers. Son appareil Checkup est proposé autour de 15 000 francs.
L’objectif n’est toutefois pas uniquement de réaliser une mesure ponctuelle. Technogym recommande de répéter l’évaluation environ tous les trois mois afin de suivre l’évolution des différents indicateurs, par exemple dans le cadre d’un accompagnement sportif ou médical.

Des données utiles, à interpréter avec prudence

Mais quelle est la valeur réelle de ces mesures d’un point de vue scientifique? Les indicateurs proposés par ce type de technologie permettent-ils réellement d’évaluer la santé globale d’un individu?
Pour Davide Malatesta, maître d’enseignement et de recherche à l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne, le principe est valable, mais les résultats doivent être interprétés avec précaution. Plusieurs facteurs peuvent en effet influencer les mesures, comme le niveau d’hydratation, la pratique d’une activité physique avant le test, ou encore la consommation d’alcool ou de tabac la veille.
«En résumé, si l’évaluation est bien encadrée et accompagnée, les résultats peuvent être pertinents», estime le chercheur. Une nuance importante à l’heure où ces technologies promettent de transformer notre rapport à la santé en la rendant toujours plus mesurable.

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A propos des auteurs
William Türler
William Türler
William Türler s’intéresse à tout ce qui façonne le monde des affaires. Après avoir collaboré avec plusieurs médias romands, il écrit aujourd’hui pour PME, où il couvre la tech, l’innovation et les grandes tendances économiques. Il aime raconter les histoires derrière les projets et les idées.

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