Nouvelle loi vaudoise sur l’énergie: comment les entreprises peuvent s’y préparer
Le Canton de Vaud renforce son cadre légal pour accélérer la transition énergétique. En octobre 2023, le Conseil d’État a adopté la révision de la loi sur l’énergie (LVLEne), qui introduit un ensemble de mesure structurantes, dont l’entrée en vigueur est prévue au premier semestre 2026. Ce sujet a fait l’objet d’une présentation lors du Forum Romande Energie du 18 mars 2025, à l’Impact Hub Lausanne, avec un éclairage spécifique sur les enjeux pour les entreprises. Comment s’y préparer et mettre en place un plan d’actions adapté et réaliste? Voici les points-clés à retenir, et quelques repères pour envisager une trajectoire claire, en lien avec le nouveau cadre légal.
L'essentiel en 3 points:
- La nouvelle loi vaudoise sur l’énergie introduit six priorités, dont plusieurs concernent directement les bâtiments d’entreprise, notamment la sortie des énergies fossiles ainsi que le développement du solaire et des réseaux thermiques.
- Le chauffage est un poste-clé visé par la loi : les entreprises doivent anticiper le remplacement de leurs systèmes fossiles et étudier les alternatives renouvelables disponibles localement.
- Une approche progressive permet d’avancer efficacement : état des lieux, identification des ressources, comparaison des solutions et planification des étapes dans le temps.
Les six grandes priorités du projet de loi
- Sortie progressive des énergies fossiles dans les bâtiments : les systèmes fonctionnant au mazout ou au gaz en fin de vie devront être remplacés par des alternatives renouvelables.
- Développement du photovoltaïque : les toitures commerciales et industrielles sont concernées en priorité.
- Renforcement des réseaux thermiques : les réseaux de chauffage à distance (CAD) seront développés et leur raccordement est encouragé là où cela est possible.
- Maîtrise énergétique : rénovation des bâtiments, pilotage des consommations et amélioration des rendements deviennent des enjeux centraux.
- Valorisation des ressources locales : chaleur du lac, géothermie, biomasse, etc., seront priorisées lorsqu’elles sont disponibles.
- Planification territoriale : les communes devront intégrer les enjeux énergétiques dans l’aménagement de leur territoire.
Pourquoi se pencher sur la question du chauffage ?
- Que faire lorsqu’un système de chauffage arrive en fin de vie ?
- Existe-t-il une ressource renouvelable à proximité (réseau CAD, géothermie…) ?
- Comment planifier un changement sans perturber l’exploitation du site ?
Contenu externe
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- Une pompe à chaleur, qui peut puiser l’énergie dans l’air (aérothermie), l’eau (hydrothermie) ou le sol (géothermie), idéalement couplée à une installation photovoltaïque.
- Un raccordement à un chauffage à distance local, lorsque celui-ci est disponible.
- Une chaufferie bois ou à pellets, dans certains cas spécifiques.
Le chauffage à distance : une solution locale à considérer
- Une centrale produit de la chaleur à partir d’une ressource renouvelable
- Un réseau souterrain la distribue aux bâtiments raccordés
- Une sous-station permet à chaque bâtiment d’utiliser cette chaleur sans chaufferie propre, pour le chauffage et/ou l’eau chaude sanitaire


- Gain de place et simplification technique
- Pas d'exploitation de chaufferie, ce qui réduit les charges liées à la maintenance et à la gestion interne
- Moins d’entretien, aucun combustible à stocker ou à gérer
- Approvisionnement sécurisé avec de faibles émissions de CO₂.
«Le raccordement à un réseau thermique ne se décide pas uniquement pour des raisons environnementales : c’est souvent aussi une réponse pragmatique, qui simplifie la gestion technique des bâtiments. »
Oliviero Iubatti, Directeur Immobilier
Comment s’y prendre pour avancer, étape par étape
- Évaluer l’état énergétique du bâtiment : quels sont les équipements en place, leur âge, leurs performances, les principales pertes ?
- Explorer les ressources locales : y a-t-il un réseau de chaleur existant ? Un potentiel photovoltaïque ou géothermique ?
- Étudier plusieurs scénarios : comparer les coûts globaux, les contraintes techniques, les implications pour l’exploitation
- Établir une feuille de route : avec des actions à court, moyen et long terme, en tenant compte du cadre légal, des subventions disponibles et des priorités internes.

