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L’énergie homme-habitat

Au sein du laboratoire ETHOS* du Smart Living Lab de Fribourg, Andrew Sonta et son équipe explorent l'interaction entre la conception des bâtiments et le comportement des utilisateurs, dans le but d’optimiser la consommation d'énergie.

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Questions d'énergie | Romande Energie

Habitat
Habitat Habitat

L'essentiel en 3 points :

  1. Le comportement des occupants a un impact significatif sur la consommation d'énergie d’un bâtiment, tout comme sa forme et la manière dont il est utilisé. L’un ne va pas sans l’autre ;
  2. La diversité des comportements des occupants doit être prise en compte pour améliorer la précision des simulations énergétiques ;
  3. La collecte des données doit tenir compte des différences individuelles, culturelles et situationnelles. Pour cerner au mieux cette diversité, les chercheurs utilisent des technologies de collecte de données et de modélisation des occupants et réalise des enquêtes sur le terrain.

L'importance du facteur humain

Des études subjectives et des données objectives

«Quelques questions à Andrew Sonta, directeur du laboratoire « Civil Engineering and Technology for Human Oriented Sustainability » (ETHOS) au Smart Living Lab, Fribourg.»

Andrew Sonta
Romande Energie
Andrew Sonta
Romande Energie

Quelles sont les bonnes questions que devrait se poser un concepteur, afin d’intégrer le comportement des utilisateurs dans la conception et la gestion efficace des bâtiments ?

Il est important de penser à la manière dont les occupants vont interagir avec l’espace. Cela signifie qu'ils doivent intégrer les comportements dans les outils de simulation énergétique et tenir compte des expériences quotidiennes. Par exemple, des capteurs placés aux mauvais endroits peuvent conduire les utilisateurs à des gestes inefficaces, comme les recouvrir pour éviter que les lumières ne s’éteignent. Une bonne intention pour économiser de l’énergie engendre ici un résultat pire que si le système n’avait pas été installé du tout. Par ailleurs, les opérateurs de réseau et les gestionnaires de portefeuilles immobiliers doivent réfléchir à la manière dont la demande énergétique des bâtiments peut être ajustée pour mieux correspondre à l'offre énergétique, à mesure que nous introduisons davantage d'énergies renouvelables dans le réseau. Comprendre les niveaux d'occupation dans un bâtiment, un quartier ou une ville aide à concevoir des mesures de flexibilité de la demande davantage centrées sur les occupants.

Qu’est-ce qui vous intéresse particulièrement dans ces recherches ?

Ce qui est passionnant, c’est que la relation humaine avec l’environnement bâti est en constante évolution. Il y aura toujours à apprendre, car nos habitudes, nos besoins et nos comportements évoluent. Par exemple, après la pandémie de COVID-19, l’utilisation des espaces de bureau et la valeur que nous leur attribuons ont radicalement changé. Ces locaux désormais sous-utilisés posent des défis en termes de gestion durable et efficace des espaces.

La pandémie de COVID-19 a eu un fort impact sur l’exploitation des bâtiments ?

Effectivement, elle a profondément modifié notre rapport aux bâtiments. La demande pour les immeubles commerciaux a diminué, les taux d’occupation des bureaux ont chuté – jusqu’à la moitié dans certaines grandes villes – et le travail hybride est devenu courant. De nombreuses questions restent en suspens quant à la manière d’aborder ces nouveaux modèles de comportement : faut-il réduire le nombre de bureaux, en convertir en logements ? Des indices montrent que cela pourrait améliorer les résultats environnementaux et sociaux, mais des obstacles à la réalisation comme le cadre normatif et légal existent. Bien réfléchir aux expériences dans les bâtiments peut aider à créer des espaces plus efficaces, et centrés sur l’humain.

Comment les occupants peuvent-ils contribuer à améliorer l'efficacité énergétique de leur bâtiment ?

Le comportement humain est crucial en matière de consommation d’énergie. Considérons la forme de comportement la plus élémentaire, à savoir la présence dans le bâtiment : moins de présence signifie moins d’énergie consommée. La variation de l'occupation joue également un rôle important, puisque des horaires de travail flexibles permettent une utilisation plus efficiente de l’espace. Les actions comme ajuster le thermostat, ouvrir les fenêtres, prendre des douches ou encore gérer l’éclairage ont ainsi un impact direct. Bien que l'efficacité des systèmes de chauffage soit importante, les consignes et les horaires de fonctionnement le sont tout autant. Beaucoup de gens se soucient de l'impact environnemental de leurs actions, mais ne savent pas toujours comment leurs comportements influencent la consommation d'énergie. Un défi est donc de fournir des retours sur l'impact des actions, pour sensibiliser les occupants et les encourager à adopter des comportements plus économes en énergie.

Disclaimer

Energéticien de référence et premier fournisseur d'électricité en Suisse romande, Romande Energie propose de nombreuses solutions durables dans des domaines aussi variés que la distribution d’électricité, la production d’énergies renouvelables, les services énergétiques, l’efficience énergétique, ainsi que la mobilité électrique.

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