Vendredi, le G77, qui rassemble de nombreux pays en développement, s'était montré très fâché que sa proposition d'un mécanisme sur cette question n'était pas reflétée dans les textes. Il en appelait notamment aux Etats-Unis, plus grand émetteur depuis le début de la période industrielle, qui ne semblaient pas vouloir bouger.

Certains pays insulaires ne seraient pas préservés si aucune action sur cette question n'est menée. Et les dommages ne vont faire qu'augmenter, a aussi dit vendredi la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.

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Les pays en développement ont clairement laissé entendre que leur patience était mise à l'épreuve. D'autant plus que les pays riches n'ont pas honoré leur promesse de mobiliser 100 milliards de dollars de fonds publics et privés par an dès 2020 pour les aider face au changement climatique.

Pas de changement sur le charbon

Dans le nouveau projet de décision dévoilé samedi matin, un dialogue est proposé pour trouver un accord sur le financement des dommages. En revanche, sur le financement plus large, le texte demande aux pays riches qui ne l'ont pas fait de doubler leur enveloppe pour l'adaptation des pays en développement au changement climatique.

De leur côté, les pays comme la Suisse qui n'étaient pas satisfaits de la révision présentée vendredi par la présidence britannique sur la sortie du charbon et des subventions aux énergies non renouvelables n'ont pas obtenu de modification. Le projet de samedi nuance toujours les efforts, notamment aux subventions "inefficaces".

Mme Sommaruga a dit vendredi que ce dispositif ne permettrait pas de limiter le réchauffement à 1,5°C d'ici 2100, un objectif toujours affiché pour la conférence par la présidence britannique. Les négociations de la COP26, prévues jusqu'à vendredi, ont été prolongées pour arracher un accord. Une plénière est attendue dans la matinée, avant peut-être un accord dans l'après-midi entre les Etats.

Vendredi, le G77, qui rassemble de nombreux pays en développement, s'était montré très fâché que sa proposition d'un mécanisme sur les dommages déjà observés en raison du changement climatique n'était pas reflétée dans les textes. Il en appelait notamment aux Etats-Unis, plus grand émetteur depuis le début de la période industrielle, qui ne semblaient pas vouloir bouger.

Certains pays insulaires ne seraient pas préservés si aucune action sur cette question n'est menée. Et les dommages ne vont faire qu'augmenter, a aussi dit vendredi la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.

Les pays en développement ont clairement laissé entendre que leur patience était mise à l'épreuve. D'autant plus que les pays riches n'ont pas honoré leur promesse de mobiliser 100 milliards de dollars de fonds publics et privés par an dès 2020 pour les aider face au changement climatique.

Pas de nouveau changement sur le charbon

Dans le nouveau projet de décision dévoilé samedi, un dialogue est proposé pour trouver un accord sur le financement des dommages. Mais le texte ne mentionne pas le mécanisme souhaité par les pays en développement, une attitude qui provoque la colère de Greenpeace International.

Sur le financement plus largement, le texte demande aux pays riches qui ne l'ont pas fait de doubler leur enveloppe pour l'adaptation au changement climatique. Là encore, de quoi tenter de satisfaire aussi les Etats en développement.

De leur côté, les pays comme la Suisse qui n'étaient pas contents de la révision présentée vendredi par la présidence britannique sur l'appel à accélérer la sortie du charbon et des subventions aux énergies non renouvelables n'ont pas obtenu de modification. Le projet de samedi nuance toujours les efforts. Il les limite au charbon dont l'impact n'est pas atténué par des technologies permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Et aux subventions "inefficaces".

Mme Sommaruga a dit vendredi que ce dispositif ne permettrait pas de limiter le réchauffement à 1,5°C d'ici 2100, un objectif toujours affiché pour la conférence par la présidence britannique. Mais une formulation plus radicale pourrait pousser des Etats comme l'Arabie saoudite à tenter de faire échouer la conférence.

Autre injonction, les projets de textes appellent toujours à une réduction de 45% des émissions en 2030 par rapport à 2010 et à une neutralité carbone d'ici 2050. Alors même que la Chine et l'Arabie saoudite ne prévoit celle-ci que pour 2060 et l'Inde pour 2070.

Accélération des efforts

Le projet de document final révisé demande également toujours aux Etats de revenir l'année prochaine avec des plans plus ambitieux pour s'aligner sur les objectifs de l'Accord de Paris. Les efforts pour limiter à 1,5°C, 2°C maximum, le réchauffement climatique sont insuffisants.

L'enthousiasme après les annonces de dirigeants la semaine dernière, dans les premiers jours de la COP à Glasgow, a laissé place à la dure sanction des évaluations. Les promesses actuelles des pays permettraient au mieux d'atteindre 1,8°C, même si l'étude considérée comme la plus sérieuse arrive plutôt à 2,4°C. L'ONU avait elle dit lundi que ces contributions ne changeraient pas vraiment son estimation, à 2,7°C.

Après près de deux semaines de discussions intenses, les négociations de la COP26, prévues jusqu'à vendredi, ont été prolongées pour arracher un compromis. La présidence britannique de la conférence souhaite un accord par consensus dans l'après-midi entre les près de 200 Etats présents à Glasgow.

En Suisse, les Verts ont condamné samedi par avance le résultat de la COP, considérant que celle-ci avait échoué à lancer des actions concrètes pour limiter le réchauffement climatique. Le Conseil fédéral ne fait pas vraiment mieux, sans objectif contraignant, selon le parti.

Après près de deux semaines de discussions, devant les délégués, le président de la COP26 Alok Sharma a demandé aux Etats qui négocient à Glasgow de penser "aux gens et à la planète". "Tout le monde ne peut pas faire des choix pour l'ensemble de la planète", a affirmé de son côté l'émissaire américain John Kerry. "Nous sommes ici pour cela".

La présidence de la COP26 souhaitait pouvoir achever la réunion, déjà prolongée d'un jour, samedi après-midi. Mais cette volonté s'est heurtée à de longues discussions pour accomoder les dernières revendications.

Dans un grand pas vers un accord, le groupe de plus de 100 pays en développement, qui rassemble plus de 6 milliards de personnes, a annoncé qu'il ne s'opposerait pas au projet de déclaration. Mais il a répété son importante déception de ne pas avoir été entendu par les pays riches, notamment les Etats-Unis, sur le mécanisme qu'ils demandaient pour les "dommages" qu'ils ont déjà subis en raison du changement climatique.

Des ONG comme Greenpeace International ont dénoncé ce manque d'action pour les pays en développement. D'autant plus que les Etats riches n'ont pas honoré leur promesse de mobiliser 100 milliards de dollars de fonds publics et privés par an dès 2020 pour aider ceux-ci.

Appel nuancé à la sortie du charbon

Pas entièrement satisfaite non plus, la Suisse a dit au nom du groupe de cinq pays qu'elle préside qu'elle approuverait aussi le texte. Mais la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a dénoncé un manque de "transparence" depuis une semaine dans les discussions.

Dans le nouveau projet de texte samedi, l'appel à accélérer la sortie du charbon et des subventions aux énergies fossiles reste nuancé. Contrairement à ce que souhaiteraient la Suisse et les ONG. Le texte est limité au charbon dont l'impact n'est pas atténué par des technologies permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Et aux subventions "inefficaces".

Mme Sommaruga avait dit vendredi que ce dispositif ne permettrait pas de limiter le réchauffement à 1,5°C d'ici 2100, un objectif toujours affiché pour la conférence par la présidence britannique. Mais une formulation plus radicale pourrait pousser des Etats comme l'Arabie saoudite à tenter de faire échouer la conférence.

Autre injonction, les projets de textes appellent toujours à une réduction de 45% des émissions en 2030 par rapport à 2010 et à une neutralité carbone d'ici 2050. Alors même que la Chine et l'Arabie saoudite ne prévoient celle-ci que pour 2060 et l'Inde pour 2070.

Accélération des efforts

Le projet de document final révisé demande également toujours aux Etats de revenir l'année prochaine avec des plans plus ambitieux pour s'aligner sur les objectifs de l'Accord de Paris. Les efforts pour limiter à 1,5°C, 2°C maximum, le réchauffement climatique sont insuffisants.

L'enthousiasme après les annonces de dirigeants la semaine dernière, dans les premiers jours de la COP à Glasgow, a laissé place à la dure sanction des évaluations. Les promesses actuelles des pays permettraient au mieux d'atteindre 1,8°C, même si l'étude considérée comme la plus sérieuse arrive plutôt à 2,4°C. L'ONU avait elle dit lundi que ces contributions ne changeraient pas vraiment son estimation, à 2,7°C.

Après près de deux semaines de discussions intenses, les négociations de la COP26, prévues jusqu'à vendredi, ont été prolongées pour arracher un compromis. La présidence britannique de la conférence souhaitait un accord par consensus dans l'après-midi entre les quelque 200 Etats présents à Glasgow.

En Suisse, les Verts ont condamné samedi par avance le résultat de la COP, considérant que celle-ci avait échoué à lancer des actions concrètes pour limiter le réchauffement climatique. Le Conseil fédéral ne fait pas vraiment mieux, sans objectif contraignant, selon le parti.

Après près de deux semaines, tout s'est joué en quelques minutes. Des pays qui recourent au charbon, dont l'Inde et la Chine, ont torpillé le projet de déclaration.

Les efforts ne devront être menés que pour "réduire" le charbon sans système de captation de CO2 et pour une sortie de subventions "inefficaces" aux énergies non renouvelables. Comme les ONG, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, au nom de son groupe de négociation de cinq pays, a dit qu'ils ne suffisent pas pour limiter le réchauffement à 1,5°C d'ici 2100.

Après près de deux semaines, tout s'est joué samedi en quelques minutes pour les quelque 200 Etats présents à Glasgow. Des pays qui recourent au charbon, dont l'Inde et la Chine, ont torpillé le projet de déclaration, pourtant atténué sur cette question tout au long de la semaine.

Les efforts ne devront être menés que pour "réduire" le charbon sans système de captation de CO2, plutôt que vers son "élimination", et pour une sortie de subventions "inefficaces" aux énergies non renouvelables. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, au nom de son groupe de négociation de cinq pays, a dénoncé une manoeuvre de dernière minute inacceptable et un manque de "transparence" de la présidence britannique de la COP.

Selon elle, comme pour de nombreuses ONG, cette atténuation ne suffira pas pour limiter le réchauffement à 1,5°C d'ici 2100. Le Premier ministre britannique Boris Johnson avait affiché son souhait d'un compromis qui maintienne comme possible cet objectif.

Le paquet "fait vraiment avancer les choses pour tout le monde", a affirmé le président de la COP26 Alok Sharma. Il a aussi estimé que le mandat donné à son chef de gouvernement était honoré. Mais, fait rarissime, il a officiellement présenté à la tribune "ses excuses" pour la procédure, admettant à demi-mot les critiques suisses.

"Urgence" maintenue selon Guterres

La partie sur le charbon aurait dû être approuvée sans restrictions et associer aussi le pétrole et le gaz, a déploré de son côté le WWF. "Un signal a été lancé sur le fait que la période du charbon arrive à son terme. Et c'est important", a dit toutefois de son côté la directrice exécutive de Greenpeace International.

Il faut "sortir du charbon" et "éliminer les subventions aux énergies fossiles", a aussi déploré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Après le résultat de la COP, il appelle à l'"urgence" parce que le monde va toujours vers "le désastre climatique". L'accord de Glasgow va favoriser une vague d'écoblanchiment, selon l'activiste Greta Thunberg.

Dans la déclaration finale, l'objectif de 1,5°C, 2°C maximum, est réaffirmé. Les Etats devront oeuvrer à une réduction de 45% de leurs émissions d'ici 2030 par rapport à 2010 et à une neutralité carbone d'ici 2050. Problème, la Chine et l'Arabie saoudite ne prévoient celle-ci que pour 2060 et l'Inde pour 2070.

Les Etats devront revenir dès l'année prochaine avec des ambitions plus élevées pour s'aligner avec les objectifs de l'Accord de Paris. Mais là aussi, des "circonstances nationales particulières" sont prévues dans le document final. "Le plus important est décalé" d'un an, déplore le WWF Suisse.

Or les annonces récentes des Etats permettraient au mieux d'atteindre 1,8°C, même si l'étude considérée comme la plus sérieuse arrive plutôt à 2,4°C. L'ONU avait elle maintenu lundi son estimation, à 2,7°C.

Décalage avec les activistes

Parmi les succès, la COP26 aura réussi à adopter plusieurs règles pour appliquer l'Accord de Paris. Le calendrier commun a été approuvé et prévoit que tous les pays annoncent des "contributions nationales" tous les cinq ans dès 2030 pour les dix années suivantes et même dès 2025 pour ceux qui le peuvent. Mme Sommaruga avait été chargée, avec son homologue rwandaise de l'environnement, de trouver une solution acceptable pour tous.

Sur une autre de ces règles, la Suisse aura réussi à préserver l'un de ses principaux objectifs à Glasgow, l'impossibilité d'un double comptage des réductions d'émissions de gaz à effet de serre lorsque celles-ci sont menées à l'étranger. "Nous avons pu éviter le pire", affirmait dès vendredi Mme Sommaruga.

En revanche, la conférence aura aussi à nouveau montré le fossé avec les attentes immédiates des activistes et des ONG. La réunion "n'arrêtera pas le changement climatique", avait dit cette semaine M. Johnson.

Aide aux pays pauvres pas suffisante

Autre décalage, celui entre pays riches et en développement sur la question du financement. Les Etats-Unis notamment auront rejeté la demande de plus de 100 Etats pour un mécanisme sur les "dommages" déjà observés en raison du changement climatique. Ce blocage étend le mécontentement de ces pays sur ce qu'ils appellent la "dette climatique".

Alors que les Etats riches qui n'ont pas réussi à honorer leur promesse de mobiliser 100 milliards de dollars de fonds publics et privés par an d'ici 2020 pour les aider. Le document final ne prévoit qu'un appel à doubler d'ici 2025 le financement de l'adaptation au changement climatique pour ceux qui ne l'ont pas fait. Tardif, selon le WWF.

Environ 40'000 personnes auront participé à cette COP26 en pleine pandémie. Selon la présidence britannique de la réunion, les cas positifs seront restés peu élevés.

Après près de deux semaines, tout s'est joué samedi en quelques minutes pour les quelque 200 Etats présents à Glasgow. Des pays qui recourent au charbon, dont l'Inde et la Chine, ont torpillé le projet de déclaration, pourtant atténué sur cette question tout au long de la semaine.

Les efforts ne devront être menés que pour "réduire" le charbon sans système de captation de CO2, plutôt que vers son "élimination", et pour une sortie de subventions "inefficaces" aux énergies non renouvelables. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, au nom de son groupe de négociation de six pays, a dénoncé une manoeuvre de dernière minute inacceptable et un manque de "transparence" de la présidence britannique de la COP.

Selon elle, comme pour de nombreuses ONG, cette atténuation ne suffira pas pour limiter le réchauffement à 1,5°C d'ici 2100. Le Premier ministre britannique Boris Johnson avait affiché son souhait d'un compromis qui maintienne comme possible cet objectif.

Le paquet "fait vraiment avancer les choses pour tout le monde", a affirmé le président de la COP26 Alok Sharma. Il a aussi estimé que le mandat donné à son chef de gouvernement était honoré. Mais, fait rarissime, il a officiellement présenté à la tribune "ses excuses" pour la procédure, admettant à demi-mot les critiques suisses.

"Urgence" maintenue selon Guterres

La partie sur le charbon aurait dû être approuvée sans restrictions et associer aussi le pétrole et le gaz, a déploré de son côté le WWF. "Un signal a été lancé sur le fait que la période du charbon arrive à son terme. Et c'est important", a dit toutefois de son côté la directrice exécutive de Greenpeace International.

Il faut "sortir du charbon" et "éliminer les subventions aux énergies fossiles", a aussi déploré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Après le résultat de la COP, il appelle à l'"urgence" parce que le monde va toujours vers "le désastre climatique". L'accord de Glasgow va favoriser une vague d'écoblanchiment, selon l'activiste Greta Thunberg.

Dans la déclaration finale, l'objectif de 1,5°C, 2°C maximum, est réaffirmé. Les Etats devront oeuvrer à une réduction de 45% de leurs émissions d'ici 2030 par rapport à 2010 et à une neutralité carbone d'ici 2050. Problème, la Chine et l'Arabie saoudite ne prévoient celle-ci que pour 2060 et l'Inde pour 2070.

Les Etats devront revenir dès l'année prochaine avec des ambitions plus élevées pour s'aligner avec les objectifs de l'Accord de Paris. Mais là aussi, des "circonstances nationales particulières" sont prévues dans le document final. "Le plus important est décalé" d'un an, déplore le WWF Suisse.

Or les annonces récentes des Etats permettraient au mieux d'atteindre 1,8°C, même si l'étude considérée comme la plus sérieuse arrive plutôt à 2,4°C. L'ONU avait elle maintenu lundi son estimation, à 2,7°C.

Décalage avec les activistes

Parmi les succès, la COP26 aura réussi à adopter plusieurs règles pour appliquer l'Accord de Paris. Le calendrier commun a été approuvé et prévoit que tous les pays annoncent des "contributions nationales" tous les cinq ans dès 2030 pour les dix années suivantes et même dès 2025 pour ceux qui le peuvent. Mme Sommaruga avait été chargée, avec son homologue rwandaise de l'environnement, de trouver une solution acceptable pour tous.

Sur une autre de ces règles, la Suisse aura réussi à préserver l'un de ses principaux objectifs à Glasgow, l'impossibilité d'un double comptage des réductions d'émissions de gaz à effet de serre lorsque celles-ci sont menées à l'étranger. "Nous avons pu éviter le pire", affirmait dès vendredi Mme Sommaruga.

En revanche, la conférence aura aussi à nouveau montré le fossé avec les attentes immédiates des activistes et des ONG. La réunion "n'arrêtera pas le changement climatique", avait dit cette semaine M. Johnson.

Aide aux pays pauvres pas suffisante

Autre décalage, celui entre pays riches et en développement sur la question du financement. Les Etats-Unis notamment auront rejeté la demande de plus de 100 Etats pour un mécanisme sur les "dommages" déjà observés en raison du changement climatique. Ce blocage étend le mécontentement de ces pays sur ce qu'ils appellent la "dette climatique".

Alors que les Etats riches qui n'ont pas réussi à honorer leur promesse de mobiliser 100 milliards de dollars de fonds publics et privés par an d'ici 2020 pour les aider. Le document final ne prévoit qu'un appel à doubler d'ici 2025 le financement de l'adaptation au changement climatique pour ceux qui ne l'ont pas fait. Tardif, selon le WWF.

Environ 40'000 personnes auront participé à cette COP26 en pleine pandémie. Selon la présidence britannique de la réunion, les cas positifs seront restés peu élevés.

Après près de deux semaines, tout s'est joué samedi en quelques minutes pour les quelque 200 Etats présents à Glasgow. Des pays qui recourent au charbon, l'Inde et la Chine, ont torpillé le projet de déclaration, pourtant déjà atténué sur cette question tout au long de la semaine. "Difficile de savoir" si ces deux pays auraient fait échouer tout le paquet de Glasgow s'ils n'avaient pas obtenu satisfaction, selon la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.

Les efforts ne devront être menés que pour "réduire" le charbon sans système de captation de CO2, plutôt que vers son "élimination", et pour une sortie de subventions "inefficaces" aux énergies non renouvelables. Mme Sommaruga, au nom de son groupe de négociation de six pays, a dénoncé une manoeuvre de dernière minute inacceptable et un manque de "transparence" de la présidence britannique de la COP.

"Ce n'est pas bien pour la crédibilité du processus", a-t-elle ensuite affirmé à la presse suisse. Alors que le chef de la délégation suisse, l'ambassadeur Franz Perrez, fait lui remarquer que la présidence a davantage cherché à contrôler les négociations que lors des précédentes COP.

Selon Mme Sommaruga, comme pour de nombreuses ONG, cette atténuation sur le charbon, mentionné malgré tout pour la première fois aussi clairement, ne suffira pas pour limiter le réchauffement à 1,5°C d'ici 2100. Le Premier ministre britannique Boris Johnson avait affiché son souhait d'un compromis qui maintienne comme possible cet objectif.

"Urgence" maintenue selon Guterres

Le paquet "fait vraiment avancer les choses pour tout le monde", a affirmé le président de la COP26 Alok Sharma. Il a aussi estimé que le mandat donné à son chef de gouvernement était honoré. Mais, fait rarissime, il a officiellement présenté à la tribune "ses excuses" pour la procédure, admettant à demi-mot les critiques suisses.

La partie sur le charbon aurait dû être approuvée sans restrictions et associer aussi le pétrole et le gaz, a déploré de son côté le WWF. "Un signal a été lancé sur le fait que la période du charbon arrive à son terme. Et c'est important", a dit de son côté la directrice exécutive de Greenpeace International. Une analyse partagée malgré tout par Mme Sommaruga.

Il faut "sortir du charbon" et "éliminer les subventions aux énergies fossiles", a aussi déploré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Après le résultat de la COP, il appelle à l'"urgence" parce que le monde va toujours vers "le désastre climatique". L'accord de Glasgow va favoriser une vague d'écoblanchiment, selon l'activiste Greta Thunberg.

Dans la déclaration finale, l'objectif de 1,5°C, 2°C maximum, est réaffirmé. Les Etats devront oeuvrer à une réduction de 45% de leurs émissions d'ici 2030 par rapport à 2010 et à une neutralité carbone d'ici 2050. Problème, la Chine et l'Arabie saoudite ne prévoient celle-ci que pour 2060 et l'Inde pour 2070.

Les Etats devront revenir dès l'année prochaine avec des ambitions plus élevées pour s'aligner avec les objectifs de l'Accord de Paris. Mais là aussi, des "circonstances nationales particulières" sont prévues dans le document final. "Le plus important est décalé" d'un an, déplore le WWF Suisse.

Décalage avec les activistes

Or les annonces récentes des Etats permettraient au mieux d'atteindre 1,8°C, même si l'étude considérée comme la plus sérieuse arrive plutôt à 2,4°C. L'ONU avait elle maintenu lundi son estimation, à 2,7°C.

Parmi les succès, la COP26 aura réussi à adopter plusieurs règles pour appliquer l'Accord de Paris. Le calendrier commun a été approuvé et prévoit que tous les pays annoncent des "contributions nationales" tous les cinq ans dès 2030 pour les dix années suivantes et même dès 2025 pour ceux qui le peuvent. Mme Sommaruga avait été chargée, avec son homologue rwandaise de l'environnement, de trouver une solution acceptable pour tous.

Sur une autre de ces règles, la Suisse aura réussi à préserver l'un de ses principaux objectifs à Glasgow, l'impossibilité d'un double comptage des réductions d'émissions de gaz à effet de serre lorsque celles-ci sont menées à l'étranger. "Nous avons pu éviter le pire", affirmait dès vendredi Mme Sommaruga. Même si dans la décision finale, une lacune subsiste.

Malgré des succès pour la Suisse, "on ne peut pas être content" avec cette COP, ajoute la conseillère fédérale. La conférence aura aussi à nouveau montré le fossé avec les attentes immédiates des activistes et des ONG. La réunion "n'arrêtera pas le changement climatique", avait dit cette semaine M. Johnson.

Aide aux pays pauvres pas suffisante

Autre décalage, celui entre pays riches et en développement sur la question du financement. Les Etats-Unis notamment auront rejeté la demande de plus de 100 Etats pour un mécanisme sur les "dommages" déjà observés en raison du changement climatique. Ce blocage étend le mécontentement de ces pays sur ce qu'ils appellent la "dette climatique".

Alors que les Etats riches qui n'ont pas réussi à honorer leur promesse de mobiliser 100 milliards de dollars de fonds publics et privés par an d'ici 2020 pour les aider. Le document final ne prévoit qu'un appel à doubler d'ici 2025 le financement de l'adaptation au changement climatique pour ceux qui ne l'ont pas fait. Tardif, selon le WWF.

Environ 40'000 personnes auront participé à cette COP26 en pleine pandémie. Selon la présidence britannique de la réunion, les cas positifs seront restés peu élevés.

Après près de deux semaines, tout s'est joué samedi en quelques minutes pour les quelque 200 Etats présents à Glasgow. Des pays qui recourent au charbon, l'Inde et la Chine, ont torpillé le projet de déclaration, pourtant déjà atténué sur cette question tout au long de la semaine. "Difficile de savoir" si ces deux pays auraient fait échouer tout le paquet de Glasgow s'ils n'avaient pas obtenu satisfaction, selon la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.

Les efforts ne devront être menés que pour "réduire" le charbon sans système de captation de CO2, plutôt que vers son "élimination", et pour une sortie de subventions "inefficaces" aux énergies non renouvelables. Mme Sommaruga, au nom de son groupe de négociation de six pays, a dénoncé une manoeuvre de dernière minute inacceptable et un manque de "transparence" de la présidence britannique de la COP.

"Ce n'est pas bien pour la crédibilité du processus", a-t-elle ensuite affirmé à la presse suisse. Alors que le chef de la délégation suisse, l'ambassadeur Franz Perrez, fait lui remarquer que la présidence a davantage cherché à contrôler les négociations que lors des précédentes COP.

Selon Mme Sommaruga, comme pour de nombreuses ONG, cette atténuation sur le charbon, mentionné malgré tout pour la première fois aussi clairement, ne suffira pas pour limiter le réchauffement à 1,5°C d'ici 2100. Le Premier ministre britannique Boris Johnson avait affiché son souhait d'un compromis qui maintienne comme possible cet objectif.

"Urgence" maintenue selon Guterres

Le paquet "fait vraiment avancer les choses pour tout le monde", a affirmé le président de la COP26 Alok Sharma. Il a aussi estimé que le mandat donné à son chef de gouvernement était honoré. Mais, fait rarissime, il a officiellement présenté à la tribune "ses excuses" pour la procédure, admettant à demi-mot les critiques suisses.

La partie sur le charbon aurait dû être approuvée sans restrictions et associer aussi le pétrole et le gaz, a déploré de son côté le WWF. "Un signal a été lancé sur le fait que la période du charbon arrive à son terme. Et c'est important", a dit de son côté la directrice exécutive de Greenpeace International. Une analyse partagée malgré tout par Mme Sommaruga.

Il faut "sortir du charbon" et "éliminer les subventions aux énergies fossiles", a aussi déploré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Après le résultat de la COP, il appelle à l'"urgence" parce que le monde va toujours vers "le désastre climatique". L'accord de Glasgow va favoriser une vague d'écoblanchiment, selon l'activiste Greta Thunberg.

Dans la déclaration finale, l'objectif de 1,5°C, 2°C maximum, est réaffirmé. Les Etats devront oeuvrer à une réduction de 45% de leurs émissions d'ici 2030 par rapport à 2010 et à une neutralité carbone d'ici 2050. Problème, la Chine et l'Arabie saoudite ne prévoient celle-ci que pour 2060 et l'Inde pour 2070.

Les Etats devront revenir dès l'année prochaine avec des ambitions plus élevées pour s'aligner avec les objectifs de l'Accord de Paris. Mais là aussi, des "circonstances nationales particulières" sont prévues dans le document final. "Le plus important est décalé" d'un an, déplore le WWF Suisse.

Décalage avec les activistes

Or les annonces récentes des Etats permettraient au mieux d'atteindre 1,8°C, même si l'étude considérée comme la plus sérieuse arrive plutôt à 2,4°C. L'ONU avait elle maintenu lundi son estimation, à 2,7°C.

Parmi les succès, la COP26 aura réussi à adopter plusieurs règles pour appliquer l'Accord de Paris. Le calendrier commun a été approuvé et prévoit que tous les pays annoncent des "contributions nationales" tous les cinq ans dès 2030 pour les dix années suivantes et même dès 2025 pour ceux qui le peuvent. Mme Sommaruga avait été chargée, avec son homologue rwandaise de l'environnement, de trouver une solution acceptable pour tous.

Sur une autre de ces règles, la Suisse aura réussi à préserver l'un de ses principaux objectifs à Glasgow, l'impossibilité d'un double comptage des réductions d'émissions de gaz à effet de serre lorsque celles-ci sont menées à l'étranger. "Nous avons pu éviter le pire", affirmait dès vendredi Mme Sommaruga. Même si dans la décision finale, une lacune subsiste.

Malgré des succès pour la Suisse, "on ne peut pas être content" avec cette COP, ajoute la conseillère fédérale. La conférence aura aussi à nouveau montré le fossé avec les attentes immédiates des activistes et des ONG. La réunion "n'arrêtera pas le changement climatique", avait dit cette semaine M. Johnson.

Aide aux pays pauvres pas suffisante

Autre décalage, celui entre pays riches et en développement sur la question du financement. Les Etats-Unis notamment auront rejeté la demande de plus de 100 Etats pour un mécanisme sur les "dommages" déjà observés en raison du changement climatique. Ce blocage étend le mécontentement de ces pays sur ce qu'ils appellent la "dette climatique".

Alors que les Etats riches n'ont pas réussi à honorer leur promesse de mobiliser 100 milliards de dollars de fonds publics et privés par an d'ici 2020 pour les aider, le document final ne prévoit qu'un appel à doubler d'ici 2025 le financement de l'adaptation au changement climatique pour ceux qui ne l'ont pas fait. Tardif, selon le WWF.

Environ 40'000 personnes auront participé à cette COP26 en pleine pandémie. Selon la présidence britannique de la réunion, les cas positifs seront restés peu élevés.