L'indice de la pénurie de main d'oeuvre a augmenté de 27% par rapport à l'été dernier, remontant la pente après le creux provoqué par la pandémie, souligne la société de placement de personnel dans son moniteur de l'emploi, compilé avec l'Université de Zurich.

L'indice est toutefois encore 12% en dessous de son niveau d'avant la pandémie. Mais pour certains profils, les durées de recrutement se sont déjà allongées, selon Adecco.

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Certains secteurs sont particulièrement exposés. "En ce moment, dans le domaine de l'ingénierie et de la sécurité logicielles, par exemple les spécialistes de la cybersécurité, il existe une grande pénurie de personnes qualifiées", souligne Luca Semeraro, responsable du recrutement professionnel pour la région Allemagne, Autriche et Suisse, cité dans le communiqué.

A l'inverse, pour les professionnels des métiers du service et les profils peu qualifiés, le besoin de main d'oeuve s'est enrayé en raison de la pandémie et ne connaît qu'une lente reprise. Dans ces secteurs, les demandeurs d'emploi de plus de 50 ans sont particulièrement concernés.

Des différences régionales sont également observées, notamment entre les régions rurales et urbaines, les premières ayant moins souffert de la pandémie de Covid-19 sur le plan des besoins en personnel. L'économie des villes, très centrée sur les services, a subi le choc pandémique de manière plus prononcé, explique Adecco.

Dans l'hôtellerie et la restauration, le besoin de main d'oeuvre ne se reprend que lentement, mais "parce que de nombreux employés du secteur de la restauration ont été licenciés et ont trouvé pendant la pandémie de Covid-19 du travail dans d'autres secteurs, ou ont souhaité se réorienter professionnellement en raison des horaires de travail irréguliers, nous sommes malgré tout confrontés à de grandes difficultés de recrutement dans cette branche", a expliqué Marcel Keller, directeur d'Adecco Suisse, cité dans le communiqué.