Une fois finalisé "d'ici la fin 2022", le contrat sera "le plus important jamais passé dans l'histoire de l'aviation australienne" indique un communiqué de Qantas.

Les livraisons devraient commencer à partir de 2024.

Première commande de 60 appareils

La première commande ferme devrait porter sur 40 avions - 20 A321XLR (long rayon d'action), et 20 A220, précise le texte.

Et Qantas aura encore la possibilité d'actionner par la suite 94 options d'achat supplémentaires pour livraison au cours des 10 ans qui suivent, au fur et à mesure de la sortie progressive de sa flotte de ses avions Boeing 737-800 et B717.

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Cette commande s'ajoute à celle de la filiale à bas coûts Jetstar de Qantas, pour plus de 100 avions de la famille A320 neo. Ce qui ouvre au total un potentiel de plus de 299 livraisons sur la prochaine décennie pour les trois compagnies du groupe, Qantas, QantasLink et Jetstar, indique le communiqué.

Ni le constructeur ni la compagnie n'ont dévoilé le montant du contrat global, Qantas se bornant à souligner qu'il représente une "remise substantielle" par rapport au prix catalogue.

Moins gourmands en kérosène

La compagnie souligne que l'A320 XLR peut transporter 15% de passagers de plus que ses actuels B737-800 sur chaque vol, le rendant particulièrement adapté aux liaisons entre les principales villes de l'île-continent, Melbourne, Sydney et Brisbane.

Tous les avions seront motorisés par l'américain Pratt and Whitney avec le modèle GTF, qui promet une réduction de 15 à 20% de la consommation de carburant.

"Nous sommes honorés d'avoir été sélectionnés par Qantas pour le remplacement de sa gamme d'avions à une seule allée" a indiqué le directeur commercial d'Airbus Christian Scherer.

"Cela a été une campagne commerciale qui a poussé les limites des évaluations techniques, opérationnelles et financières, avec en plus une attention spécifique sur la durabilité" a-t-il souligné.

Cette annonce intervient après le coup de froid commercial et diplomatique de l'automne dernier entre l'Australie et la France, lorsque l'Australie et le Royaume Uni ont torpillé la vente de 12 sous-marins français - qualifiée de "contrat du siècle" pour plus de 30 milliards d'euros à la Marine australienne.