L'opération devrait être réalisée "formellement au cours de l'année 2022, sous réserve des conditions suspensives habituelles, incluant l'approbation des autorités réglementaires et de la concurrence compétentes", est-il précisé dans un communiqué.

Plusieurs médias avaient fait état ces dernières semaines de la recherche par la banque française d'un acquéreur potentiel pour cette filiale dont elle a pris le contrôle en 1979. Le Wall Street Journal avait annoncé dimanche que BNP Paribas était en discussions avancées avec BMO pour lui céder Bank of the West.

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Selon le communiqué lundi, l'accord porte sur "la vente de 100% des activités de banque commerciale aux Etats-Unis, opérées par sa filiale Bank of the West, pour une considération de prix totale de 16,3 milliards de dollars américains, soit un montant équivalent à environ 14,4 milliards d'euros, payés en numéraire lors de la réalisation de l'opération".

Cette somme "représente 1,72 fois la valeur de l'actif net tangible de Bank of the West, et 20,5% de la capitalisation boursière de BNP Paribas, pour une contribution moyenne de Bank of the West au résultat avant impôt du groupe au cours des dernières années d'environ 5%", est-il précisé.

"L'opération devrait générer lors de sa réalisation une plus-value exceptionnelle (nette d'impôts) estimée à environ 2,9 milliards d'euros", ajoute le communiqué.

"Cette opération est créatrice de valeur pour toutes les parties; elle souligne la qualité de Bank of the West", a résumé Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général du groupe, cité dans le communiqué.

"Par ailleurs, l'implantation de BNP Paribas aux États-Unis demeure un pilier stratégique pour le développement de nos franchises d'entreprises et d'institutionnels. Avec cette opération, BNP Paribas confirme son engagement de création de valeur de long terme pour l'ensemble de ses parties prenantes", a-t-il mis en avant.

Concernant les détails financiers de l'opération, BNP Paribas indique qu'il prévoit de procéder à "une distribution extraordinaire sous forme de rachat d'actions après la réalisation de l'opération afin de compenser la dilution attendue du bénéfice net par action. À titre indicatif, un programme de rachat d'actions d'environ 4 milliards d'euros neutraliserait totalement la dilution du bénéfice net par action".