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Les deux dirigeants d’Imverse, Javier Bello (CEO, à g.) et Robin Mange (CTO), partent à la conquête des Etats-Unis. © Stéphanie Liphardt

Imverse va s’immerger dans la réalité californienne

La start-up spécialisée dans les technologies 3D ouvre en janvier un bureau à Los Angeles. Elle se rapproche ainsi des studios.

Devenir le «Skype holographique» de demain, c’est l’une des ambitions que nourrit Imverse. En dix-huit mois d’existence, la jeune pousse – dont le nom est une contraction d’«immersive universe» – connaît un démarrage fulgurant. Après avoir décroché un premier seed round de 1,5 million de francs, son CEO, Javier Bello, part à la conquête des Etats-Unis. «Nous allons ouvrir en janvier une filiale à Los Angeles. L’équipe américaine sera dévolue au marketing et au business development tandis que notre bureau de Genève se concentrera sur la R&D et les ventes en Europe», explique le jeune Espagnol. De 7 collaborateurs, l’effectif d’Imverse grimpera à une quinzaine.

Version bêta commercialisée

Mais pourquoi traverser l’Atlantique? «Parce que, à court terme, notre principal marché se trouve aux Etats-Unis, et il nous faut être proche des géants de la Silicon Valley et des grands studios», renchérit Robin Mange, CTO de la start-up basée dans l’incubateur de la Fongit, à Plan-les-Ouates. Imverse est active dans le domaine de la réalité virtuelle, qu’elle entend «rendre simple et accessible». Sa technologie la plus aboutie, baptisée LiveMaker, permet à un utilisateur de s’immerger dans un environnement 3D à partir d’une simple photo, le tout avec un visiocasque. Une version bêta payante vient de sortir et sa commercialisation débutera début janvier.

Parallèlement, la société travaille sur son autre produit phare, LiveStage, qui modélise, en temps réel, le corps d’un utilisateur dans un univers 3D et interagit ainsi avec d’autres personnes «hologrammisées». Une solution qu’Imverse a présentée aux festivals de Cannes ou de Sundance et qui intéresse fortement l’industrie du divertissement. «Sa commercialisation nécessitera encore quelques mois, car nous cherchons des collaborations avec des créateurs et des artistes afin d’explorer tout le potentiel de cette technologie», ajoute Javier Bello.

A noter que les start-up suisses ont développé un certain savoir-faire dans le domaine de la réalité virtuelle. On peut citer Dacuda, rachetée en partie par l’américaine Magic Leap, ou MindMaze, l’une des rares licornes suisses. Tej Tadi, son patron, a du reste travaillé au Laboratoire en neurosciences cognitives du Campus Biotech de l’EPFL, tout comme les deux dirigeants d’Imverse.