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Investir en 2026: prudence, méthode et sang-froid

2026 s'annonce comme une année boursière difficile: les perspectives de croissance sont modérées, un climat d’incertitudes géopolitiques règne et les marchés se montrent volatils. C’est peut-être une bonne année pour s’adjoindre les services d'un partenaire qui agit avec expérience, discipline et clairvoyance. Yvan Roduit, responsable du conseil en investissement chez Raiffeisen, explique comment fonctionne leur philosophie d'investissement et pourquoi une gestion déléguée de fortune est particulièrement intéressante pour les mois à venir.

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2187085639 Getty Images
Après une année 2025 portée par des performances boursières solides, le climat reste étonnamment optimiste sur les marchés financiers. Pourtant, derrière cette apparente sérénité, les lignes de fracture sont bien là: tensions géopolitiques persistantes, retour des droits de douane, inflation tenace aux États-Unis, endettement en hausse et valorisations élevées dans certains secteurs clés. Soutenues par une politique monétaire encore accommodante, les places financières ont jusqu’ici fait preuve d’une grande résilience, parfois au prix d’une forte volatilité passée sous silence.
En ce début 2026, de nombreuses incertitudes s’accumulent. Les marges de manœuvre des banques centrales se réduisent, la croissance ralentit et certains moteurs de performance – notamment la technologie et l’intelligence artificielle – suscitent désormais autant d’espoirs que de doutes. Dans ce contexte, la question n’est plus seulement de savoir où investir, mais surtout comment structurer son portefeuille pour absorber les chocs à venir. Pour y voir plus clair, nous avons discuté avec Yvan Roduit, responsable du conseil en investissement chez Raiffeisen et membre romand du Comité d’investissement de la banque. Il livre sa lecture stratégique de l’environnement économique et des pistes pour naviguer dans un monde financier devenu plus complexe.
Yvan Roduit Raiffeisen
Yvan Roduit est responsable du conseil en investissement chez Raiffeisen et membre romand du Comité d’investissement de la banque.Raiffeisen
Yvan Roduit Raiffeisen
Yvan Roduit est responsable du conseil en investissement chez Raiffeisen et membre romand du Comité d’investissement de la banque.Raiffeisen

Quel regard portez-vous sur l’environnement de marché à l’aube de 2026?

Pour 2026, nous abordons l’environnement avec prudence. La croissance est modérée, les incertitudes géopolitiques persistent, les mouvements des banques centrales restent difficiles à anticiper et l’économie mondiale évolue en dessous de son potentiel. Cela fait plusieurs années que nous conservons un positionnement plutôt défensif, précisément parce que la volatilité est devenue structurelle.
Il y a aussi un élément plus psychologique: après deux années boursières positives en 2024 et 2025, beaucoup d’investisseurs se demandent ce qui pourrait venir ensuite. À cela s’ajoutent les tensions commerciales liées aux États-Unis. Dans ce contexte, nous maintenons un positionnement défensif, avec notamment une légère surpondération en or et en immobilier suisse. Cette approche s’inscrit pleinement dans l’ADN de Raiffeisen, qui met la préservation du patrimoine au centre.»

Le thème de l’intelligence artificielle suscite autant d’enthousiasme que d’inquiétudes. Faut-il craindre une bulle?

«Les valorisations sont indéniablement élevées, avec des centaines de milliards investis, en particulier aux États-Unis. Mais je serais prudent avec le terme de “bulle”. La situation n’est pas comparable à celle de l’an 2000. À l’époque, il suffisait d’ajouter “.com” au nom d’une entreprise, même sans modèle économique viable, pour voir son cours s’envoler.
Aujourd’hui, les grands acteurs de l’IA génèrent des revenus et investissent massivement. Ce qui a changé récemment, c’est leur manière de financer cette croissance: ils recourent davantage à la dette, notamment parce que cela coûte moins cher que l’equity et permet d’optimiser le coût du capital. Par ailleurs, ces groupes s’interrogent sur la pertinence de construire eux-mêmes des infrastructures dont le rendement sur capital investi se situe entre 5 et 7%, alors que leur cœur de métier offre des retours bien supérieurs. Ils transfèrent donc ces activités à de véritables gestionnaires d’infrastructures. Le risque se situe plutôt en aval: des acteurs plus petits, très spécialisés ou fortement endettés, pourraient décevoir si les retours sur investissement tardent. Je parlerais donc davantage de corrections — voire de fortes corrections de valorisation — que d’un éclatement brutal. Cela renforce l’importance des principes de base: diversification et discipline d’investissement.»

Au-delà de l’IA, quels sont les principaux facteurs de risque à surveiller en 2026?

«La politique commerciale des États-Unis reste un facteur central. Les marchés détestent l’incertitude, et celle-ci est particulièrement marquée lorsqu’il n’y a pas de logique clairement lisible dans les décisions. Même si les marchés s’y habituent progressivement, le risque de changements soudains demeure.
Les droits de douane ont aussi un impact direct sur l’économie américaine. Quoi qu’en dise Donald Trump, ils influencent les prix et, à terme, le pouvoir d’achat des ménages. Cela place la Réserve fédérale dans une position extrêmement délicate: elle doit lutter contre l’inflation tout en évitant un ralentissement économique, alors même que la pression politique en faveur de baisses de taux reste forte.
Les trois à six premiers mois de l’année seront déterminants pour observer l’évolution des prix, la dynamique de croissance et les relations entre l’administration américaine et la Fed. À cela s’ajoutent les élections de mi-mandat, qui pourraient également peser sur les marchés. Ce qui se passe aux États-Unis aura, quoi qu’il arrive, une influence majeure sur le reste du monde.»

Dans un tel contexte, quels comportements d’investissement sont essentiels pour éviter les décisions contre-productives?

«Il faut d’abord revenir aux fondamentaux. La diversification reste la règle numéro un: éviter les concentrations excessives et ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. C’est un principe simple, mais souvent mis à rude épreuve lorsque les marchés deviennent plus volatils.
Il est tout aussi important de rester investi dans la durée. De nombreuses analyses montrent que manquer quelques journées clés de hausse peut peser lourdement sur la performance à long terme. Les gérants de fonds le constatent à travers des performances glissantes: sur des horizons de dix ans, les rendements restent généralement positifs, malgré des phases de correction parfois marquées.
Le véritable défi pour l’investisseur se situe ailleurs: résister à la pression émotionnelle et au bruit permanent des marchés. Cette discipline est difficile à tenir seul, d’autant plus que les marchés sont devenus plus complexes. C’est précisément dans ces phases charnières que l’accompagnement et le cadre prennent tout leur sens.»

En quoi cet accompagnement permet-il concrètement de garder le cap?

«L’objectif est avant tout d’apporter ce cadre qui fait souvent défaut lorsqu’on investit seul. Une gestion structurée permet de prendre de la distance par rapport aux mouvements de marché et d’éviter que les décisions soient dictées par la peur ou l’urgence du moment. Elle vise à maintenir une lecture rationnelle de l’environnement économique, même lorsque la volatilité s’intensifie.
Concrètement, cela repose sur un processus collectif. Les décisions d’investissement sont analysées, discutées et challengées de manière régulière, notamment au sein de comités dédiés. Ce travail collégial permet de confronter les points de vue, de filtrer le bruit ambiant et de conserver une ligne directrice cohérente.
La gestion du risque y occupe une place centrale. Elle se traduit par une approche volontairement mesurée, qui met l’accent sur la préservation du capital tout en restant attentive aux opportunités lorsque les conditions s’y prêtent. Prudence et sang-froid ne sont pas des freins à l’investissement, mais des conditions nécessaires pour inscrire les décisions dans le temps.»

Comment vous assurez-vous que la stratégie reste alignée avec le profil et la situation du client?

«L’alignement ne se décrète pas une fois pour toutes. Il repose sur un suivi régulier et sur des échanges structurés avec le client. Une discussion formelle est prévue au moins une fois par an, mais dans la pratique, le dialogue est souvent plus fréquent. Les objectifs, la situation personnelle ou la perception du risque évoluent avec le temps. Une stratégie d’investissement ne peut donc pas être figée. L’enjeu consiste à ajuster progressivement les allocations en fonction de ces changements, plutôt que de réagir de manière brutale aux mouvements de marché. Cette continuité dans la relation permet aussi d’anticiper certaines évolutions et d’éviter les décisions prises dans l’urgence.»

Le mandat de gestion de fortune est donc une solution intéressante pour celles et ceux qui ne se sentent pas à l’aise dans la gestion de leur patrimoine?

«En effet, le mandat de gestion présente plusieurs avantages. Tout d’abord la simplicité: la cliente ou le client nous confie la gestion de son capital et nos spécialistes le gèrent de façon active en respectant ses instructions. Le portefeuille est ensuite surveillé en continu et adapté en fonction de la stratégie définie préalablement. De son côté, la cliente ou le client bénéficie d’une vue d’ensemble complète sur les décisions d’investissement, les produits de placement utilisés, la performance et les coûts. C’est important pour nous d’assurer cette transparence, car c’est un élément essentiel à la relation de confiance dans notre domaine.
Du fait de notre philosophie coopérative, nous proposons une gamme de mandats de gestion de fortune durables comme pièce capitale de notre catalogue. Outre l’allocation prudente et réfléchie de l’argent de nos clientes et clients, nous intégrons aussi les dimensions environnementales, sociales et de bonne gouvernance d’entreprise, sans sacrifier la performance pour autant. Nous travaillons avec des systèmes de rating et d’exclusion pour cela. Nous prouvons ainsi démocratiser l’accès à la gestion de fortune tout en mettant nos valeurs en pratique.»

À qui s’adressent concrètement les prestations de placement de Raiffeisen et comment s’assurer qu’elles restent adaptées dans le temps?

«La gestion de fortune est accessible à partir de 50’000 francs. En dessous de ce seuil, des fonds d’allocation d’actifs permettent déjà d’accéder à une gestion professionnalisée pour des montants beaucoup plus modestes. L’objectif n’est pas de créer deux catégories de clients, mais de proposer des solutions adaptées, tant en termes de produits que de coûts.
L’alignement avec les objectifs du client se fait grâce à un suivi régulier. Une discussion annuelle est prévue contractuellement, mais dans les faits, l’échange est souvent plus fréquent. La situation personnelle, les objectifs ou la tolérance au risque peuvent évoluer, et la stratégie doit pouvoir s’ajuster. Cette relation de proximité est centrale.»
Vous investissez déjà seul.e? Êtes-vous prêt.e à affronter 2026 sereinement face à l'incertitude des marchés qui s'annonce? Si ce n'est pas le cas, c'est peut-être le bon moment de faire appel à un partenaire fiable et local. Raiffeisen peut vous guider vers vos objectifs, que ce soit via des conseils ou un mandat de gestion. Un mandat de gestion digital est aussi une possibilité, pour les plus petits budgets, dès 5000 francs de patrimoine.

À quoi doit ressembler un portefeuille bien positionné pour 2026?

«Nous restons sur un positionnement défensif. En obligations en francs suisses, il est difficile de générer des rendements élevés, mais elles conservent leur rôle stabilisateur. Les obligations mondiales peuvent sembler attractives en rendement brut, mais une fois le risque de change couvert — notamment sur le dollar —, leur avantage s’amenuise.
Pour rechercher du rendement obligataire, nous privilégions les marchés émergents et certaines obligations investment grade. Côté actions, nous avons un biais structurel en faveur de la Suisse, notamment pour les titres à dividendes, qui offrent un coussin en période de volatilité.
Nous maintenons également une légère surpondération en or et en immobilier suisse, via des fonds, afin de nous exposer à des actifs réels dans un contexte inflationniste.
Enfin, nous restons vigilants sur les actions américaines: notre position est neutre et peut être ajustée si le rapport risque-rendement se détériore. Dans tous les cas, nous ne dérogeons pas à nos principes: diversification, discipline et gestion prudente du risque.»

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Cet article a été réalisé par le Ringier Brand Studio à la demande d'un client. Les contenus ont été préparés de manière rédactionnelle et répondent aux exigences de qualité de Ringier.

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