Ce guichet départs, ouvert pour 2022, concernera les employés d'au moins 55 ans et ayant au moins 15 ans d'ancienneté dans l'entreprise, a précisé dans un communiqué le groupe.

Telefónica, qui emploie 18'500 personnes en Espagne, fait face à une lourde dette de 25 milliards d'euros, notamment en raison de la concurrence des compagnies à bas prix sur ce marché.

L'objectif de 2700 départs fait partie d'un Pacte social pour l'Emploi qui a été "soutenu par les syndicats majoritaires", a expliqué l'entreprise.

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Contacté par l'AFP, Diego Gallart, un représentant du syndicat majoritaire UGT, a confirmé que ce plan, qu'il a qualifié de "mal nécessaire (..) remplissait les objectifs les plus fondamentaux, à savoir apporter de la sécurité et garantir l'avenir aux effectifs qui vont rester".

Dans son communiqué, Telefónica explique que le montant de ce plan de départ volontaires sera fonction "du niveau d'acceptation" par les employés concernés, mais se dit persuadé que "près de 2700 y adhéreront", soit un coût "aux environs de 1,5 milliard d'euros (avant impôts)", qui sera inscrit aux comptes du quatrième trimestre de l'année en cours.

Selon la compagnie, ces départs, qui devraient avoir lieu "au premier trimestre 2022", permettront des économies de plus de 230 millions d'euros par an à partir de 2023.

En 2019 déjà, le groupe avait mis en place un plan de départs volontaires, destiné aux salariés de plus de 53 ans. Il visait à l'origine 5000 personnes, mais seules 2600 personnes avaient décidé d'y souscrire.

Telefónica, très présent en Amérique latine, est engagé depuis fin 2019 dans une réorganisation drastique de ses activités, consistant à se focaliser sur ses marchés les plus porteurs, à savoir l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Brésil.