Actuellement, les patients et les différents acteurs de la santé communiquent essentiellement par courriels, téléphones, courriers, voire même messagerie instantanée, ce qui n'est "pas très efficient, peu sécurisé, génère des coûts importants et peut entraîner des risques d'erreurs", a expliqué vendredi devant la presse à l'Hôpital du Valais Victor Fournier, chef du service valaisan de la santé. Le dossier électronique du patient (DEP) doit désormais faciliter l'échange d'informations et assurer une prise en charge plus rapide et plus adéquate du patient.

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Le DEP rassemblera des informations médicales importantes telles que les médicaments prescrits, les allergies détectées ou encore une lettre de sortie de l'hôpital. De quoi éviter par exemple de prescrire des médicaments à double ou de refaire inutilement des examens.

Pour accéder à son DEP, le patient doit posséder une identification électronique. En Valais, la connexion s'effectue par le biais de la SwissID, certifiée depuis fin mars 2021. Pour ouvrir gratuitement son DEP, le patient doit prendre rendez-vous dans un des quatre guichets ouvert sur les sites de l'Hôpital du Valais de Sion, Martigny et, en alternance, de Brigue et de Viège.

Pas d'acteurs privés

A ceux qui s'inquiéteraient de la sécurisation des données médicales contenues dans leur DEP, Victor Fournier indique que "la loi fédérale impose des contraintes très élevées en matière de sécurité informatique. Pour obtenir un SwissID, le processus est compliqué et plus contraignant que dans le domaine bancaire. Et même si le risque zéro n'existe pas, nous évoluons là dans les plus hauts standards en matière de sécurité", rassure le chef de service.

Derrière l'association CARA qui met à disposition le processus et les outils informatiques certifiés nécessaires au fonctionnement du DEP, se trouvent cinq cantons: Valais, Fribourg, Genève, Jura et Vaud. Il n'y a donc pas d'acteurs privés, pas d'entreprises commerciales dans l'association, ce qui est également un gage de sécurité, estiment les partenaires.

2 millions de francs par an

Lancée officiellement vendredi, la plate-forme CARA est cependant ouverte depuis juin 2021 pour tous les cantons impliqués. "A ce jour, environ 200 Valaisans ont ouvert un dossier", a précisé Patrice Hof, secrétaire général de CARA.

Le budget de fonctionnement de l'association s'élève au total à 10 millions de francs par an, soit environ 2 millions de francs pour le Valais. "Cela représente 0,25% du budget du service cantonal de la santé. Par rapport au bénéfice attendu notamment pour le patient, nous considérons que l'investissement important reste raisonnable", a souligné Victor Fournier.

Actuellement, les patients et les différents acteurs de la santé communiquent essentiellement par courriels, téléphones, courriers, voire même messagerie instantanée, ce qui n'est "pas très efficient, peu sécurisé, génère des coûts importants et peut entraîner des risques d'erreurs", a expliqué vendredi devant la presse à l'Hôpital du Valais Victor Fournier, chef du service valaisan de la santé. Le dossier électronique du patient (DEP) doit désormais faciliter l'échange d'informations et assurer une prise en charge plus rapide et plus adéquate du patient.

Le DEP rassemblera des informations médicales importantes telles que les médicaments prescrits, les allergies détectées ou encore une lettre de sortie de l'hôpital. De quoi éviter par exemple de prescrire des médicaments à double ou de refaire inutilement des examens.

Pour créer gratuitement son DEP et y accéder, le patient doit utiliser la SwissID comme moyen d'identification électronique. Pour effectuer l'ensemble du processus, il doit prendre rendez-vous dans l'un des quatre guichets ouvert sur les sites hospitaliers de Sion, Martigny et, en alternance, de Brigue et de Viège.

Pas d'acteurs privés

A ceux qui s'inquiéteraient de la sécurisation des données médicales contenues dans leur DEP, Victor Fournier indique que "la loi fédérale sur le dossier électronique du patient impose des contraintes très élevées en matière de sécurité informatique. Pour obtenir une SwissID, le processus est compliqué et plus contraignant que dans le domaine bancaire. Et même si le risque zéro n'existe pas, nous évoluons là dans les plus hauts standards en matière de sécurité", rassure le chef de service.

Derrière l'association CARA qui met à disposition le processus et les outils informatiques certifiés nécessaires au fonctionnement du DEP, se trouvent cinq cantons: Valais, Fribourg, Genève, Jura et Vaud. Il n'y a donc pas d'acteurs privés, pas d'entreprises commerciales dans l'association, ce qui est également un gage de sécurité, estiment les partenaires.

2 millions de francs par an

Lancée officiellement vendredi, la plate-forme CARA est cependant ouverte depuis juin 2021 pour tous les cantons impliqués. "A ce jour, quelque 7000 dossiers ont été ouverts, dont environ 200 par des patients valaisans", a précisé Patrice Hof, secrétaire général de CARA.

Du côté du monde médical, quelque 700 organisations au total sont pour l'heure affiliées au système, dont l'Hôpital du Valais, l'Hôpital Riviera Chablais, la plupart des cliniques valaisannes et quelque 170 médecins du canton. Les assureurs maladie en sont exclus par la loi fédérale et l'Etat n'y a pas accès non plus, a précisé Victor Fournier.

Le budget de fonctionnement de l'association s'élève au total à 10 millions de francs par an, soit environ 2 millions de francs pour le Valais. "Cela représente 0,25% du budget du service cantonal de la santé. Par rapport au bénéfice attendu notamment pour le patient, nous considérons que l'investissement important reste raisonnable", a souligné le chef de service.

Préposé cantonal satisfait

En 2015, le dossier de santé en ligne a subi un coup d'arrêt en Valais et les patients n'ont pas eu accès à leur DEP. Sa sécurité avait été mise en cause par le Parti pirate suisse et le préposé cantonal à la protection des données et à la transparence, Sébastien Fanti, avait demandé la suspension du projet.

Aujourd'hui, Sébastien Fanti est "très positif" sur le nouveau système mis en place et a d'ailleurs ouvert son propre DEP. Tous les préposés des cantons romands impliqués sont associés au projet et "travaillent ensemble. Le processus est serein et créatif de valeurs pour les citoyens", indique le préposé valaisan qui ajoute que le système aurait été bien utile durant la pandémie de Covid-19.