Les articles de presse ayant affirmé que Credit Suisse aurait demandé à des investisseurs de détruire des documents liés à des crédits octroyés à de richissimes ressortissants russes ont soulevé "des doutes majeurs" sur le respect par la banque des sanctions décrétées contre Moscou, selon une lettre des députés démocrates Carolyn Maloney et Stephen Lynch qui président respectivement le comité de contrôle et de réforme et le sous-comité de la sécurité nationale.

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Les signataires de la lettre publiée lundi demandent à Credit Suisse de leurs fournir d'ici le 11 avril tout document et information liés à ces crédits évoqués par les médias.

Début mars, le Financial Times avait allumé la mèche en affirmant que Credit Suisse aurait demandé à des investisseurs de détruire des documents liés à des crédits octroyés à de richissimes ressortissants russes, afin que ces derniers puissent acquérir yachts de luxe ou jets privés. La banque zurichoise aurait titrisé ces crédits afin de les revendre à des investisseurs.

Selon un précédent article du journal britannique, des prêts totalisant 2 milliards de dollars - adossés à des yachts, avions ou biens immobiliers - auraient été cédés à plusieurs fonds spéculatifs, moyennant un taux d'intérêt attrayant de 11%.

La banque aux deux voiles a cependant démenti avoir demandé la destruction de documents et affirmé que les sanctions contre la Russie étaient "entièrement respectées".