Ce résultat, publié jeudi, a dépassé les prévisions des analystes qui tablaient en moyenne sur 2,05 milliards d'euros, selon le consensus compilé par Generali. Hors impact de la Russie, le bénéfice net aurait atteint 2,37 milliards d'euros.

L'assureur a passé des provisions de 141 millions d'euros dues aux risques liés à la Russie, un pays où le groupe a diminué sa présence dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine.

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Des provisions de 93 millions d'euros ont été inscrites au titre des placements à revenu fixe en Russie et 48 millions d'euros sont dus à sa participation dans l'assureur russe Ingosstrakh.

Ces résultats "reflètent la solidité du groupe", qui se concentre sur les segments "les plus rentables" et "continue à générer de la valeur en dépit de l'environnement macroéconomique", a commenté le directeur financier Cristiano Borean.

Le groupe a affiché un bénéfice opérationnel en hausse de 7,8% à 4,77 milliards d'euros, dépassant là aussi les attentes des analystes qui tablaient en moyenne sur 4,52 milliards d'euros.

Le bénéfice opérationnel a été tiré par la croissance des segments assurance-vie (+23,9%) et dommages (+2,9%). A l'inverse, la gestion d'actifs a baissé de 7,5%, dans un contexte de forte volatilité sur les marchés financiers.

L'entrée de primes brutes, l'équivalent du chiffre d'affaires, a augmenté de 1,3% à 59,83 milliards d'euros, tirée par le segment dommages (+10,3%).

Generali a confirmé les objectifs de son plan stratégique, dont une hausse du bénéfice par action de 6 à 8% par an et des dividendes cumulés de 5,2 et 5,6 milliards d'euros sur la période 2022-2024.

Le ratio économique de solvabilité de l'assureur italien est descendu à 223% fin septembre, comparé à 227% fin 2021, sous l'effet du paiement de dividendes et de fusions et acquisitions.

Peu après l'invasion de l'Ukraine, Generali avait annoncé début mars son retrait graduel de la Russie, avec notamment la fermeture de sa représentation à Moscou. Sa filiale Europ Assistance a ainsi arrêté son activité en Russie début juillet.

Puis, le groupe italien s'est retiré du conseil d'administration d'Ingosstrakh, dont il détient cependant toujours une participation de 38,5%, qu'il considère désormais comme "gelée".