Vers 16H20 GMT (17H20 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier reculait de 4,23% à 84,61 dollars.

Son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI) pour livraison le même mois, baissait de 4,51% à 77,29 dollars.

La presse financière a rapporté mercredi que les pays du G7 évoquent l'idée d'introduire un plafonnement des prix sur les exportations de pétrole russe dans une fourchette de 65 à 70 dollars le baril.

également interessant
 
 
 
 
 
 

Un plafond "supérieur au niveau de prix actuel de l'Oural", la variété russe du brut, souligne Tamas Varga, analyste de PVM Energy interrogé par l'AFP.

"Par conséquent, le marché suppose que les exportations russes se poursuivront sans relâche, il n'y aura pas de réduction de volume, contrairement aux anticipations récentes", explique-t-il.

La coalition des Etats souhaitant imposer un plafonnement du prix du pétrole russe, qui regroupe le G7, l'Union européenne et l'Australie, devrait officiellement annoncer la limite envisagée "dans les prochains jours", a affirmé mardi un responsable du Trésor, le ministère américain des Finances.

Le Kremlin avait cependant déjà prévenu que la Russie ne livrerait plus de pétrole aux pays qui mettraient en place un tel plafonnement.

Ainsi, une réaction de Moscou "en restreignant davantage ses exportations pourrait permettre une nouvelle hausse du prix du baril", prévient Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades.

Poursuite du zéro Covid

En parallèle, la situation économique et épidémique en Chine est aussi particulièrement scrutée par le marché pétrolier, le pays étant le deuxième consommateur mondial de brut.

La Chine poursuit encore sa politique sanitaire zéro Covid, qui implique de stricts confinements, des quarantaines pour les personnes testées positives et des tests PCR quasi-quotidiens.

Pékin, la capitale chinoise connaît ces derniers jours une flambée épidémique jamais vue depuis le début de l'épidémie de Covid-19.

La ville a annoncé mercredi près de 1.500 nouveaux cas positifs, un niveau jamais atteint dans la capitale depuis le début de la pandémie mais qui reste faible selon les critères internationaux.

Aux Etats-Unis, les craintes de récession reviennent sur le devant de la scène. L'indice PMI Flash publié par S&P Global, qui sert de baromètre de l'économie, a reculé à 46,3 points, par rapport à 48,2 en octobre.

De quoi augmenter les inquiétudes sur la demande américaine, malgré une contraction plus importante que prévue des réserves commerciales de pétrole brut aux Etats-Unis la semaine dernière.