Les comptes de médias sociaux en particulier sont une cible privilégiée des cybercriminels. Ceux-ci se servent par exemple des comptes piratés pour faire chanter les utilisateurs ou diffuser de la publicité pour des offres d'investissement fictives, selon le rapport semestriel du NCSC publié jeudi.

Le centre pour la cybersécurité a reçu au total 34'527 signalements en 2022. Parmi ceux-ci, 85 % proviennent du grand public et les 15% restants d'entreprises, d'associations et d'administrations.

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Tentatives d'extorsion

Presque un tiers des signalements portent sur des courriels de pseudo-extorsion, soit des courriels de menace prétendument envoyés par les autorités de poursuite pénale. L'arnaque au président et la fraude à la facturation sont également souvent signalées.

Les signalements de rançongiciels sont restés stables (76) et représentent près de la moitié de toutes les annonces dans la catégorie des logiciels malveillants (maliciels). Les entreprises subissent surtout les assauts du maliciel "Lockbit", utilisé pour crypter les données ou les voler et les mettre en ligne si la rançon n'est pas versée. Ces doubles extorsions sont de plus en plus fréquentes.

Avertissement aux PME

Le dernier rapport se concentre surtout sur la cybersécurité au sein des petites et moyennes entreprises (PME). Selon le NCSC, celles-ci n'accordent souvent pas assez d'importance à ces questions.

Or, au sein des PME, de nombreux ordinateurs sont aujourd'hui reliés entre eux par des interfaces réseau. Les divers processus, tels que le traitement des commandes, la planification, la production et la logistique, gérés par voie numérique, sont de plus en plus liés. Cela signifie toujours plus de systèmes accessibles par Internet, qui requièrent une protection accrue, avertit le NCSC.