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Etre persévérant, sans s’acharner

Un de vos meilleurs souvenirs professionnels?

Le 27 avril 2017, à l’occasion de la célébration de la fin de mon mandat de directeur d’Y-Parc. Je me suis rendu compte ô combien d’amis j’avais et sur lesquels je pouvais m’appuyer. C’est si important! J’ai aussi réalisé le chemin parcouru en cinq ans et j’en suis très fier. Cerise sur le gâteau, la guest speaker était Géraldine Fasnacht, une sportive que j’admire particulièrement.

Quel autre métier auriez-vous voulu exercer?

Architecte. Je n’ai pourtant pas de prédisposition particulière pour ce métier. Mais j’aime allier créativité et technique. Et je suis sensible à l’atmosphère et aux valeurs que dégage un lieu. C’est finalement très lié à mon activité quotidienne.

Un trait de caractère qui vous séduit ou qui vous agace?

Il y en a un qui me séduit et m’agace à la fois: l’obstination. J’admire les personnes qui vont au bout de leurs idées et sont capables de les défendre corps et âme, sans compter les coûts ni les coups. Mais paradoxalement, ces mêmes personnes ont la faculté de me faire sortir de mes gonds. Je dis souvent qu’un bon entrepreneur doit être persévérant, mais ne doit pas s’acharner.

Le talent que vous rêveriez d’avoir?

J’aimerais être un photographe talentueux, capable de figer l’espace-temps, de faire parler les instants avec réalisme et émotion.

Quelle a été votre plus grande erreur?

Ne pas avoir pris pleine confiance en moi plus tôt. Que ce soit professionnellement, socialement ou humainement, je pense que la confiance amène à la réussite.

Le meilleur conseil que vous ayez reçu?

Ne pas essayer de faire mieux que les autres, mais le faire différemment. Cela demande une certaine résilience et prise de recul. Je pense que c’est la première clé de l’innovation et de la compétitivité. J’ai de la chance de partager ma vie avec celle qui m’a promulgué ce précieux conseil.

Le meilleur endroit du monde?

Au sommet d’une montagne vertigineuse, neige immaculée, snowboard aux pieds… Au guidon d’une puissante moto, inclinée à 40 degrés, genou à terre sur le vibreur… L’endroit dépend toujours de l’instant. Il y a donc tellement d’endroits magnifiques! J’aime en particulier ceux qui me procurent de la liberté et de l’adrénaline.

Votre plus dure école de la vie?

Quelques mois de bénévolat dans une école pour enfants défavorisés au Guatemala, qui arrivent le matin le ventre vide, mais qui ont pourtant tellement d’énergie pour apprendre un nouveau mot en anglais ou découvrir l’informatique.

Votre plus grande extravagance?

Peut-être que je considère mes chats un peu trop comme des humains. Certains en rigoleraient bien, d’autres m’interneraient probablement…

Votre plus grand rêve?

Disposer de plus de temps pour concilier mes multiples centres d’intérêt personnels et professionnels.

Qui ou quoi aimeriez-vous être le temps d’une journée?

Plutôt que de monter, j’aimerais descendre dans la pyramide de Maslow, me confronter aux besoins physiologiques basiques. Alors, j’aimerais être un animal sauvage pour connaître ce sentiment de pureté, de vie primitive.

Quel titre mettriez-vous sur votre portrait?

La fameuse citation de Che Guevara: «Soyez réalistes: demandez l’impossible.»

La personnalité avec qui vous aimeriez dîner?

Avec Larry Page, un entrepreneur qui m’intrigue. J’aimerais en savoir plus sur sa capacité à concevoir les choses différemment, à provoquer une rupture, et à s’entourer des bonnes personnes.