Aller au contenu principal

"Ne jamais croire  que c’est assez bien"

Pour Franck Giovannini, le respect est une valeur essentielle.

Un de vos meilleurs souvenirs professionnels?

Je pense à deux moments très forts: ma troisième place à la Finale internationale du Bocuse d’or, à Lyon, et également le fait de pouvoir conserver les 3 étoiles au Guide Michelin.

Quel autre métier auriez-vous voulu exercer?

Je voulais être boulanger. Mon père, en revanche, souhaitait que je devienne cuisinier. C’est plus tard, lors d’un stage, que je le suis devenu, motivé par la diversité qu’offre ce métier où je peux exprimer pleinement ma sensibilité, ma créativité et mon respect pour le produit. J’ai débuté auprès de Claude Joseph à l’Auberge de la Couronne à Apples, avant de m’envoler pour le Canada, puis New York chez Gray Kunz.

Le talent que vous rêveriez d’avoir?

Le dessin. Mais je dessine tellement mal! C’est carrément une catastrophe.

Un trait de caractère qui vous séduit ou qui vous agace?

Je vais parler de ce qui me concerne. Ma trop grande gentillesse m’agace. J’aimerais parfois être plus résistant et pouvoir dire non.

Quelle a été votre plus grande erreur?

Je dirais que j’ai trop peu de temps à consacrer à mes enfants alors que je voudrais tellement être plus souvent avec eux. Mais, j’avoue qu’avec l’investissement que demandent mon métier et les horaires, il m’est difficile de dégager beaucoup de temps pour mes enfants.

Le meilleur conseil que vous ayez reçu?

Ne jamais croire que c’est suffisamment bien ou assez bien. Il faut toujours essayer de se dépasser et de donner le meilleur de soi. Rien n’est jamais acquis.

Le meilleur endroit du monde?

Chez moi! J’aime rentrer à la maison et retrouver ma famille après une longue journée de travail.

Votre plus dure école de la vie?

Ma première année chez Girardet. C’était intense, dur, très dur. On avait un stress incroyable, la peur et la boule au ventre tous les jours. Girardet criait tout le temps. Avec mes collègues cuisiniers, nous nous posions souvent la question de savoir pourquoi nous étions là!

Votre plus grande extravagance?

Je pense plutôt à une bêtise! Quand j’étais jeune, j’ai pris la voiture de mes parents sans rien leur dire et je l’ai pliée. Je vous laisse deviner la suite…

Votre plus grand rêve?

Je rêve d’avoir, un jour, un chalet à la montagne. Ce serait mon endroit à moi pour me cacher, pour me retrouver face à la nature, au calme et dans la solitude, loin du quotidien.

Qui ou quoi aimeriez-vous être le temps d’une journée?

J’aimerais être un pilote au volant d’une Formule 1. Il doit s’agir d’une expérience ultime qui permet de vivre des sensations fortes et vraiment exceptionnelles.

Quel titre mettriez-vous sur votre portrait?

Une mention qui se rapporte au respect. C’est une valeur très importante pour moi et je la vis au quotidien; le respect de l’héritage de l’Hôtel de Ville, des clients, des producteurs, de leurs produits et le respect de l’équipe, que j’estime tout particulièrement. Tout ce que l’on fait chaque jour, de bien ou de mal, n’est pas sans effet sur les autres.

La personnalité avec qui vous aimeriez dîner?

Cela semble convenu, mais Roger Federer. Je n’ai encore jamais eu l’opportunité de le rencontrer ni de le voir. Ce serait un grand plaisir et un honneur de l’accueillir ici, à l’Hôtel de Ville. J’admire son côté compétitif, son mental de battant qui le pousse à ne jamais abandonner, et l’amour qu’il porte à son sport.