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Nadine Reichenthal, présidente du Club de femmes entrepreneurs © DR

«Le meilleur est pour demain!»

Nadine Reichenthal- Présidente du Club de femmes entrepreneurs

Un de vos meilleurs souvenirs professionnels?

Le meilleur est pour demain car cela fait partie de mon caractère! Mais, dans le cadre des start-up que j’accompagne dans leur développement, je dirais que tous les gens que j’ai poussés à faire un pas de plus constituent mes meilleurs souvenirs professionnels. Je pense à toutes ces start-up avec lesquelles j’ai travaillé entre 2004 et 2007 et qui font aujourd’hui la une des journaux.

Quel autre métier auriez-vous voulu exercer?

Ethnologue, j’adore observer la manière dont les peuples sont intégrés à leur environnement. Je n’ai pas suivi cette voie car mon père trouvait qu’il ne s’agissait pas d’un vrai métier. Je n’ai cependant aucun regret car j’ai eu la chance de travailler dans de nombreux pays où mon vrai intérêt pour leur passé m’a beaucoup aidée dans l’établissement de liens forts sur place.

Le talent que vous rêveriez d’avoir?

Je voudrais savoir dessiner, faire de petits croquis, des dessins comme Patrick Chappatte ou croquer une scène amusante lors d’un de mes voyages. Je me souviens qu’à l’école j’étais vraiment nulle en dessin.

Un trait de caractère qui vous séduit ou qui vous agace?

Je suis séduite par les personnes capables de transposer une idée dans un dessin. Par contre, je suis très agacée par les gens qui sont en retard et je n’arrive pas à leur faire confiance. J’explique toujours l’importance d’être à l’heure lorsque j’enseigne en Afrique ou en Asie. Je commence le premier jour sans attendre les retardataires. Dès le lendemain, tout le monde est là et à l’heure.

Quelle a été votre plus grande erreur?

Ne pas avoir réussi à convaincre mes parents de la nécessité de vendre l’entreprise familiale plus tôt. J’ai fini par la vendre pour un franc symbolique.

Le meilleur conseil que vous avez reçu?

J’ai fait mienne une citation du film Sept ans au Tibet quand le dalaï-lama dit à Brad Pitt: «Si le problème a une solution, il ne sert à rien de s’inquiéter. Mais s’il n’a pas de solution, s’inquiéter ne change rien, alors cesse de t’inquiéter.» Cette phrase est affichée dans mon bureau.

Le meilleur endroit du monde?

La vue sur Chexbres et les vignobles de Lavaux lorsque le train sort du tunnel depuis Berne. J’éprouve un grand bonheur en regardant ce paysage que je vais toujours voir à mon retour de voyage, surtout lorsque j’ai passé de longs moments dans le désert.

Votre plus dure école de la vie?

Me retrouver veuve à 27 ans avec un enfant, au début de ma carrière professionnelle. C’est à ce moment que j’ai appris à compter sur mes copines. Mon père faisait partie des enfants rescapés des camps et mes grands-parents sont venus à pied de Kiev à Paris en 1907. La résilience fait partie intégrante de ma vie.

Votre plus grande extravagance?

Partir le vendredi soir pour aller manger un risotto aux fruits de mer en Italie, en Ligurie.

Qui ou quoi aimeriez-vous être le temps d’une journée?

Une astronaute dans la station spatiale pour voir la Terre et me rappeler à quel point elle est importante.

La personnalité avec qui vous aimeriez dîner?

L’exploratrice Alexandra David-Néel qui voyagea seule au début du XIXe siècle, notamment au Tibet, alors qu’elle était mariée. Parmi les personnalités d’aujourd’hui, j’aimerais beaucoup partager un moment avec Oprah Winfrey. J’ai lu son autobiographie, c’est une femme exceptionnelle.

Comment occuperiez-vous une année sabbatique?

Je ferais un slow travel, dans le style des voyages de National Geographic où l’on visite tous les sites de l’Unesco, accompagné d’un scientifique qui donne des explications. Ensuite, revenir en Suisse et me réjouir des petits luxes du quotidien.