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Chantal Robin, directrice de la Chambre de commerce et d’industrie du canton de Fribourg © D.Bersier

«Il faut préparer les jeunes au futur»

Chantal RobinDirectrice de la Chambre de commerce et d’industrie du canton de Fribourg

Un de vos meilleurs souvenirs professionnels?

Tous mes plus beaux souvenirs sont liés à des projets en commun, des audits, des projets informatiques. Le plus beau, probablement, certainement le plus ancien, est celui de la découverte de l’Amérique à l’âge de 16 ans, il a eu l’effet de levier professionnel.

Quel autre métier auriez-vous voulu exercer?

Ma curiosité me pousse à toujours vouloir comprendre ce que je vois. Depuis longtemps, mes fonctions m’offrent l’opportunité de visiter beaucoup d’entreprises. A chaque fois, ces découvertes me donnent envie d’en faire mon métier. Indiscutablement, c’est vers la technologie que je me serais tournée. J’aurais été heureuse dans de nombreuses professions, pourvu qu’elles soient en lien avec l’évolution, l’innovation et surtout les contacts. Ingénieure, oui, c’est le métier que j’aurais aimé apprendre.

Le talent que vous rêveriez d’avoir?

J’aurais rêvé de savoir jouer du violon ou encore mieux du violoncelle. Avant le son, c’est l’émotion transportée par le musicien. La musique vous possède et permet de voir ce qu’il y a de merveilleux dans la vie.

Un trait de caractère qui vous séduit ou qui vous agace?

Je dirais l’impatience. Je souhaiterais toujours aller plus vite, beaucoup mieux. Ce n’est pas bien, je devrais me modérer, être moins exigeante autant envers les autres qu’envers moi-même. Sinon, la générosité est une force que je peux dégager et qui me joue des tours bien souvent.

Quelle a été votre plus grande erreur?

Mes plus grandes erreurs sont liées à mon enthousiasme. Mon engouement est tel que je n’arrive pas à comprendre que l’on ne suive pas mon idée ou que l’on ne soit pas aussi enthousiaste. La déception est à la hauteur de ma passion, dévorante. C’est une erreur d’y croire autant mais, en même temps, je ne veux pas perdre mon ADN.

Le meilleur conseil que vous avez reçu?

C’était celui de mon maître d’apprentissage, l’homme qui a participé à la mise en place de Liebherr, à Bulle. «Si j’exige pareillement, c’est parce que je crois en toi», me répétait-il. C’est la plus grande confiance que l’on m’ait accordée et je peux vous le confirmer aujourd’hui, il exigeait beaucoup, infiniment.

Le meilleur endroit du monde?

Celui d’où je peux admirer la Dent-de-Broc, simplement chez moi en Gruyère. Cela m’enchante, m’exalte de bonheur et m’emporte dans mes souvenirs.

Votre plus dure école de la vie?

Sans contestation, la maladie. Elle m’a endurcie mais, en même temps, elle vous rend encore plus vulnérable aux regards, aux paroles des autres, surtout quand les gens ont «l’intelligence» d’énumérer toutes les personnes malades, en fin de vie et probablement, ou presque, mortes…

Votre plus grand rêve?

Actuellement, ce serait vraiment d’arriver à faire comprendre la nécessité d’évoluer, d’innover, de préparer les jeunes aux métiers du futur. Tout a toujours été en mouvance, mais le rythme actuel est sans commune mesure. C’est vital pour notre pays. Mon rêve est que l’on ait le moins possible de personnes au bord de la route.

Qui ou quoi aimeriez-vous être le temps d’une journée?

J’ai essayé un jour de piloter un hélicoptère. C’était absolument génial, enivrant. Quand je serai grande, je serai pilote d’hélicoptère.

La personnalité avec laquelle vous aimeriez dîner?

Mirka Federer, parce que Roger, c’est beaucoup d’elle. J’ai l’impression qu’elle n’a pas fait de concession, elle a suivi son chemin avec une grande humilité. On peut croire qu’elle a servi Roger, détrompons-nous, ils sont probablement dans la parfaite dualité. Mais pour rester dans l’économie, j’aimerais beaucoup dîner avec Peter Brabeck, il est tellement inspirant.