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Sébastien Kügele, fondateur et directeur de Devis.ch © DR

«A ne pas prendre trop au sérieux!»

Sébastien Kügele, fondateur et directeur de Devis.ch

Un de vos meilleurs souvenirs professionnels?
La satisfaction de voir que le nouveau produit ou service sur lequel son équipe travaille depuis des mois rencontre son marché est assez intense. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles je fais ce métier…

Quel autre métier auriez-vous voulu exercer?
Je viens d’une famille de scientifiques et j’ai longtemps hésité à faire des études de mathématiques. Mais, finalement, à 18 ans, le caractère exclusif et sans doute plus solitaire de cette voie m’en a détourné. L’entrepreneuriat me permet de découvrir différentes industries et métiers. J’ai eu une société dans la téléphonie, le courtage financier puis le web avec une spécialisation dans la construction aujourd’hui, c’est passionnant.

Le talent que vous rêveriez d’avoir?
J’ai connu des personnes qui pouvaient se débrouiller dans la langue du pays dans lequel elles séjournaient après quelques semaines, cela m’impressionne et j’en suis malheureusement incapable. J’ai habité plus d’un an à Londres et, pourtant, je ne suis toujours pas satisfait de mon anglais.

Un trait de caractère qui vous séduit ou qui vous agace?
J’aime les gens qui ont des convictions mais j’évite à tout prix ceux qui ont des certitudes. La nuance peut paraître fine mais elle définit des caractères totalement opposés.

Quelle a été votre plus grande erreur?
J’ai fait de nombreuses erreurs mais, par chance, aucune aboutissant à de graves conséquences. Si je devais leur trouver un point commun, je dirais la précipitation dans la prise de décision. Parfois, avec le recul, je me dis que j’aurais pris une décision différente en attendant un peu.

Le meilleur conseil que vous ayez reçu?
«Ne sous-estime pas le nombre de complications imprévues.» Conseil que mon père m’a donné quand j’étais jeune et qu’il me voyait exceller dans la procrastination.

Le meilleur endroit du monde?
C’est une réponse très naïve mais n’importe où, entouré de mes proches. Mais avec une préférence tout de même pour les monts enneigés. Je suis plutôt un randonneur contemplatif et j’aime bien me promener en montagne. D’ailleurs, je rêve d’escalader le Kilimandjaro.

Votre plus dure école de la vie?
Le premier échec professionnel en tant qu’entrepreneur, il y a une quinzaine d’années. Gérer la déception, la dissolution d’une équipe soudée puis trouver la force pour rebondir. Celle-ci m’est venue naturellement lorsque j’ai trouvé une nouvelle idée pour laquelle je me suis passionné. C’est à ce moment qu’on tire les leçons de l’échec précédent et qu’il se transforme en expérience.

Votre plus grande extravagance?
J’ai récemment perdu un pari avec mes amis avant d’aller dans un restaurant très chic. Mon gage a été de finir les 10 plats du menu en léchant l’assiette à chaque fois. Ce fut grotesque… mais très drôle!

Votre plus grand rêve?
Il a considérablement changé depuis la naissance de mon fils il y a un an. Comme tout parent, voir mon enfant grandir et se développer avec passion.

Qui ou quoi aimeriez-vous être le temps d’une journée?
Je passerais volontiers la journée d’un champion le jour d’une finale ou d’un chanteur lors d’un grand concert. Pourquoi pas Roger Federer dans le premier cas et Mick Jagger dans le second!

La personnalité avec qui vous aimeriez dîner?
J’ai passé quelques années à me passionner pour Nietzsche. Mais j’aurais peur qu’il s’ennuie après quelques minutes…

Comment occuperiez-vous une année sabbatique?
En famille, à traverser les pays d’Afrique australe. Mais qu’est-ce qui me ferait revenir après? Le chocolat sans doute…