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Florian Hässig, cofondateur de Physio Clinics.  © Alpes Images de Verbier

«Je ne mange plus de viande depuis mes 13 ans»

Florian Hässig. En 2015, il a cofondé avec son épouse Sybille Physio Clinics, le premier réseau de physiothérapie en Suisse romande.

Un de vos meilleurs souvenirs professionnels?
La période entre mon dernier emploi et l’ouverture officielle de Physio Clinics fut l’une des plus exaltantes. Cinq mois ont été nécessaires pour créer cette société à partir d’une feuille blanche. Avec le recul, nous sommes conscients d’avoir bénéficié de beaucoup de chance en prenant les bonnes options dès le début de cette aventure.

Quel autre métier auriez-vous voulu exercer?
Ayant connu un parcours scolaire assez compliqué, j’ai finalement trouvé ma voie dans les branches scientifiques. A la suite de quoi je me suis naturellement dirigé vers l’ingénierie, à savoir ingénieur civil. Après une expérience de trois ans à Berne, j’ai continué mes études à l’EPFL et définitivement quitté ce métier. Je reste convaincu que cette formation m’a beaucoup apporté durant toute ma carrière et m’a permis d’aborder toutes les problématiques professionnelles de manière pragmatique et rationnelle.

Un trait de caractère qui vous séduit ou qui vous agace?
Sans conteste, je ne supporte pas l’avarice! Impossible de compter un «grippe-sou» au sein de mon cercle d’amis ou de proches collaborateurs. Celui ou celle qui fait passer ses intérêts pécuniaires ou personnels avant le reste ne pourra jamais gagner ma confiance.

Le meilleur conseil que vous avez reçu?
Je garde en tête une discussion que nous avions eue lors de la fondation de Physio Clinics. Le notaire avait pris du temps pour nous expliquer l’importance de bien choisir ses partenaires commerciaux. Pour ma part, le choix du partenaire pour fonder notre société avait déjà été fait, il y a vingt ans de cela avec mon épouse Sybille, évidemment.

Quelle a été votre plus grande erreur?
Avoir fait confiance, trop vite… Sachant que la société que vous venez de fonder est le fruit d’un travail et d’un investissement personnels très importants, vous vous imaginez que cela mérite un respect tout particulier de la part d’autrui. Nous avons vite déchanté…

Votre plus dure école de la vie?
Mes premiers mois chez Swiss Medical Network (anciennement Genolier Swiss Medical Network), à la fois très intenses mais également très formateurs. La société était en pleine croissance et les projets fusaient au gré des acquisitions. La masse de travail était très élevée et les nuits étaient courtes, mais une dynamique très envoûtante s’était installée au sein de l’équipe dirigeante; ce fut une période inoubliable.

Votre plus grande extravagance?
Avoir pris la décision de ne plus manger de viande à l’âge de 13 ans, c’est-à-dire il y a bientôt trente ans. C’était une décision peu banale à l’époque. Dans les années 1990, il n’était pas question de véganisme ou d’antispécisme, les mentalités n’étaient pas aussi tolérantes qu’aujourd’hui.

Votre plus grand rêve?
Malgré un contexte sociétal et économique en pleine mouvance, j’espère que nous réussirons à transmettre à nos filles, Mélissa et Céleste, les valeurs essentielles que sont l’importance du travail, le respect de l’autre et la loyauté.

Quel titre mettriez-vous sur votre portrait?
Patron au quotidien. Etre «patron» oblige à prendre des décisions au quotidien, parfois impopulaires, non pas pour son bénéfice personnel, mais pour l’intérêt commun de l’entreprise et de ses patients. Certains l’oublient parfois.

La personnalité avec qui vous aimeriez dîner?
Sans nul doute Barack Obama! Ce monsieur a largement marqué de manière positive l’histoire des Etats-Unis et du reste du monde. Son charisme et son parcours en font un leader politique incontesté avec lequel j’adorerais pouvoir échanger.